Transferts : face aux familles et aux agences mondiales, les agents français perdent du terrain

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C'est un transfert particulier qui a fait plus de bruit que les rares mouvements observés depuis l’ouverture du mercato. Au cœur de l’automne, Eduardo Camavinga a quitté son agent Moussa Sissoko pour s’engager avec IMC Stellar Sports, dirigé par l’Anglais Jonathan Barnett. Qu’une des pépites du football tricolore, trois apparitions en bleu à 18 ans, passe d’un intermédiaire majeur dans l’Hexagone à cette superstructure anglo-américaine raconte en creux le poids décroissant des agents français sur le marché des grands joueurs. Une radiographie rapide de l’équipe de France illustre ces nouveaux équilibres.

Parmi la quarantaine d’internationaux utilisés ces derniers temps par Didier Deschamps, une petite dizaine fonctionne avec des acteurs étrangers, tels l’Italo-Néerlandais Mino Raiola, qui a ajouté Marcus Thuram à son portefeuille (Paul Pogba, Blaise Matuidi...), le mastodonte américain Wasserman (Clément Lenglet, Houssem Aouar) ou l’Allemand SportsTotal (Dayot Upamecano). Une grosse dizaine travaille en famille avec l’aide d’un avocat, "un phénomène qui continue de prendre de l’ampleur", selon Me Sevan Karian, qui accompagne Antoine Griezmann. La moitié restante concerne donc les agents français, mais de manière très diluée. Seuls Michael Manuello (Olivier Giroud, Léo Dubois) et Meïssa N’diaye (Wissam Ben Yedder, Benjamin Mendy) se distinguent.

Les agents étrangers se sont engouffrés dans les failles du système

Sans star mondiale en vitrine, ce...


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