Trois Françaises en finale des Championnats d'Europe

Amandine Buchard affrontera la Britannique Chelsie Giles en finale des -52 kg. (N. Nishimura/Aflo/Presse Sports)

Shirine Boukli (-48 kg), Amandine Buchard (-52 kg) et Sarah-Léonie Cysique (-57 kg) sont qualifiées pour la finale de leur catégorie, cet après-midi en Bulgarie.

Recroquevillée dans une coursive de l'Arena de Sofia (Bulgarie), Priscilla Gneto pleure. À ses côtés Ludovic Delacotte, le coach, tente de la consoler. En vain. La Française ne pourra pas prétendre à une médaille ce vendredi après-midi en -57 kg. La faute à une défaite en repêchages contre la Belge Mina Libeer qui la prive du combat pour le bronze. D'autant plus frustrant pour la troisième des JO 2012 car elle a mené waza-ari à 5 secondes du terme.

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Mais elle s'est faite surprendre (kata-guruma) par la numéro 17 mondiale qui a donc égalisé waza-ari. En golden score, la Française a écopé d'une troisième pénalité synonyme de disqualification. Qui plus est, Priscilla Gneto avait connu semblable scenario en quart de finale contre la Géorgienne Liparteliani : après avoir marqué waza-ari sur uchi-mata, Gneto a pris un ippon sur un contre en bordure de tapis. « C'est frustrant car cette journée ne reflète pas ma saison. C'était un jour sans, c'est super difficile à vivre, à accepter. C'est du sport, c'est comme ça », trouvait le courage de dire Priscilla Gneto, en larmes. « Il y a des journées où on ne sent rien. Malheureusement, ça arrive aujourd'hui. »

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Le chagrin de Gneto

Son échec en quart l'a privée d'une demi-finale contre sa compatriote Sarah-Léonie Cysique, parvenue en finale, elle. Terrible tant la concurrence franco-française est rude. Tout à son chagrin, « Prissou » n'a pas vu la victoire de sa compatriote en demi-finales. « Tant mieux pour elle. Même si on est toutes les deux dans la catégorie, j'étais venue pour moi. C'était une belle occasion d'aller chercher une médaille. »

Médaille (d'or) que Sarah-Léonie Cysique peut, elle, décrocher. Justement après avoir battu en demi-finales la Géorgienne Liparteliani d'une attaque dans l'attaque (ippon). En finale, cet après-midi, la vice-championne olympique française affrontera l'Israëlienne Timma Nelson-Levy, qui l'avait dominée lors de l'épreuve par équipe mixte aux JO à Tokyo l'été dernier.

Deux autres Françaises se sont qualifiées pour la finale de leur catégorie respective, ce vendredi à Sofia. En -48 kg, Shirine Boukli a remporté ses trois combats sur ippon : contre la Belge Salens (immobilisation), la Serbe Stojadinov (uchi-mata) dans un remake de la finale de l'Euro 2020 remportée par la Française. En demi-finales, Boukli a envoyé une technique de hanche (o-goshi) face à l'Espagnole Figueroa qui l'avait battue en quarts de finale des Mondiaux 2021. En finale, Shirine Boukli, seule Française rentrée sans médaille des JO de Tokyo, affrontera la Portugaise Catarina Costa, 5e aux JO.

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Buchard à la hauteur de son statut

Enfin, Amandine Buchard, championne d'Europe en titre des -52 kg, est à la hauteur de son statut de numéro 1 mondiale de la catégorie. Pour son premier combat, la vice-championne olympique a envoyé son fameux kata-guruma sur la Portugaise Diogo. Ensuite, elle s'est offert la championne olympique des -48 kg, la Kosovare Krasniqi aux pénalités. En demi-finales, c'est l'Israëlienne Primo, 3e aux JO, qui a goûté au kata-guruma en golden score. En finale, Amandine Buchard affrontera la Britannique Chelsie Giles face à laquelle elle mène 3 victoires à 0.

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Côté masculin, l'équipe de France rajeunie n'a pas démérité. Battu en quarts de finale par le Belge Verstraeten au golden score, Cédric Revol s'est bien repris en repêchage et combattra pour une médaille de bronze en -60 kg. Une qualification accueillie d'un cri rageur après sa victoire sur l'Ukrainien Artem Lesiuk (ko-uchi gari), 6e au classement mondial. Reste que pour monter sur le podium, le Français devra se coltiner le Géorgien Chkhvimiani, champion du monde 2019 !

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Les hommes pas vernis

Pour ses premiers Championnats d'Europe, Daikii Bouba a eu la malchance de prendre d'entrée face à Denis Vieru, numéro mondial des -66 kilos. Le Français n'a pas démérité, loin de là, menant deux pénalités à rien mais le Moldave a su user de son métier pour ne pas prendre de troisième shido, synonyme de disqualification. Et sur une de ses rares attaques, Vieru a envoyé une technique avant-arrière validée par un waza-ari. Bouba n'a pas été repêché.

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Des Bleus de travail

Également aligné à ce niveau pour la première fois, en -66 kg, Orlando Cazorla n'a, lui non plus, pas démérité puisqu'il a gagné son premier combat contre l'Estonien Lipard (ippon sur koshi-guruma, mouvement de hanche). Au tour suivant, le Français est tombé contre l'Azéri Najafov aux pénalités (hansoku-make) au golden score. Défaite synonyme de non-repêchage. Et donc de fin de première expérience. « Si j'ai appris quelque chose, c'est que c'était le numéro 1 mondial et que je l'ai accroché, que j'aurais pu gagner le match. C'est facile de dire ça quand on a perdu. Ça montre qu'en faisant quelques réglages, je peux avoir le niveau des top », estimait Daikki Bouba (26 ans).

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