Trois GP absents de la dernière version du calendrier 2020

Adam Cooper
motorsport.com

La Formule 1 ajuste ses plans régulièrement, au fur et à mesure que la crise du coronavirus évolue et que les lois en vigueur sont modifiées dans les pays hôtes. Plusieurs d'entre eux ont interdit les événements majeurs jusqu'à septembre.

La F1 tient également des négociations commerciales avec tous les circuits, dont certains s'attendent à être payés pour organiser des courses à huis clos, tandis que dans d'autres cas – en particulier pour les courses extra-européennes – il est encore attendu des promoteurs qu'ils payent au moins une partie du montant d'origine. Selon nos informations, le rôle joué par les assurances quant aux annulations liées à la pandémie est un facteur majeur dans la décision des promoteurs de tenir ou non un Grand Prix cette saison.

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Parmi les circuits qui n'étaient pas prévus au calendrier, Hockenheim est celui qui a le plus de chances d'y être intégré si nécessaire ; la piste allemande pourrait ainsi remplacer Silverstone si aucun accord n'est trouvé avec le site britannique.

La perte de Singapour et de Montréal n'est pas une surprise, étant donné qu'il s'agit pour l'un d'un circuit urbain et pour l'autre d'une piste semi-permanente, qui requièrent tous deux énormément de préparatifs. Quant à la course de Zandvoort, elle subit les restrictions imposées par le gouvernement néerlandais, et ses organisateurs sont réticents à l'idée d'un Grand Prix à huis clos. Bien qu'il n'y ait pas eu de confirmation officielle, une source au sein du GP des Pays-Bas a indiqué à Motorsport.com : "À l'heure actuelle, il semble que notre course 2020 sera reportée à 2021, lorsqu'il y aura un vaccin et le retour à la 'nouvelle' normale, espérons-le."

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Les écuries de F1 n'ont elles-mêmes pas encore reçu de version officielle du calendrier, dont la deuxième moitié demeure extrêmement provisoire. Celui de Formule 2 et de FIA F3, composé principalement de rendez-vous européens et conclu au Moyen-Orient, vient d'être communiqué aux concurrents. Cependant, même celui-ci a ensuite connu des changements. D'autres versions du calendrier, y compris une qui est interne à la FIA et date du début du mois de mai, ont également circulé.

Selon les dernières informations données par nos sources, nous estimons que le calendrier suivant représente le scénario "idéal" actuel pour la F1, bien qu'il comporte 19 dates quand Chase Carey ne s'attend qu'au maintien de 15 à 18 courses :

Calendrier F1 2020 envisagé

5 juillet

Autriche

12 juillet

Autriche 2

26 juillet

Grande-Bretagne (ou Allemagne)

2 août

Grande-Bretagne 2 (ou Allemagne)

9 août

Hongrie

23 août

Espagne

30 août

Belgique

6 septembre

Italie

20 septembre

Azerbaïdjan

27 septembre

Russie

4 octobre

Chine

11 octobre

Japon

25 octobre

États-Unis

1er novembre

Mexique

8 novembre

Brésil

22 novembre

Vietnam

29 novembre

Bahreïn

6 décembre

Bahreïn 2

13 décembre

Abu Dhabi

Depuis que le concept d'une reprise en juillet a été envisagé pour la première fois, un week-end libre a été ajouté à la date d'origine du Grand Prix de Grande-Bretagne, entre la double manche autrichienne et celle de Silverstone, dont la deuxième épreuve aurait lieu le 2 août, date initiale du GP de Hongrie.

Dans le calendrier de la F2, l'Espagne a été envisagée pour le 9 août et la Hongrie pour le 23 août, mais selon nos informations, c'est désormais l'inverse. Une source au sein du GP d'Espagne confirme que la deuxième date est à présent la plus probable pour Barcelone.

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Hockenheim a également été mentionné comme alternative possible pour l'Espagne le 9 août, dans la version de la F2. Cependant, les promoteurs auraient fait part de leur flexibilité et pourraient s'insérer dans n'importe quelle ouverture. Le circuit allemand pourrait ainsi remplacer les deux courses de Silverstone le cas échéant, ce qui aurait du sens pour les camions des écuries, qui viendraient d'Autriche.

"Il est vrai que les discussions avec la F1 sont toujours en cours", a déclaré le responsable commercial du site allemand à Motorsport.com. "Pour l'instant, je ne peux ni confirmer ni infirmer les spéculations sur le calendrier des courses en général et sur les dates d'une course sur le Hockenheimring. Il est évident que ces temps spéciaux apportent avec eux un certain nombre de nouveaux défis pour un événement mondial et qu'il y a beaucoup d'obstacles à surmonter dans la préparation."

La Belgique figure toujours à sa date originale (le 30 août) en dépit d'une interdiction des événements jusqu'au 1er septembre. Une date alternative au 13 septembre a été mentionnée mais ne sera réaliste que si l'Azerbaïdjan n'organise pas de Grand Prix le week-end suivant, créant ainsi un trou dans le calendrier.

Bakou, justement, s'est vu attribuer la date qui était initialement prévue pour Singapour, le 20 septembre, juste avant le GP de Russie qui demeure programmé le 27 septembre. Malgré tout, le long temps de préparation nécessaire à la mise en place du Grand Prix dans les rues de la capitale azérie laisse planer un certain doute sur son organisation. Le promoteur de la manche, Arif Rahimov, a de plus déclaré à Motorsport.com : "Nous ne pouvons pas nous engager à accueillir la course tant que la situation avec COVID-19 ne sera pas clarifiée."

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La Chine a quant à elle été replacée le 4 octobre, avant le Grand Prix du Japon, dont la date est inchangée. Si Bakou devait accueillir un GP, cela entraînerait donc une série de cinq courses consécutives. Du jamais vu.

Les États-Unis et le Mexique sont maintenus à leur date originale alors que le Brésil est, lui, avancé d'une semaine afin de créer une série de trois courses consécutives sur le continent américain. Des doutes subsistent malgré tout concernant Austin, notamment parce que ses frais d'inscription sont payés avec l'argent reçu de l'État du Texas qui est censé refléter les dépenses faites par les visiteurs dans la ville, et qu'une course à huis clos n'aurait donc guère de sens dans ce type de montage.

Comme on s'y attendait depuis longtemps, le Vietnam est prévu pour la fin novembre, avant les deux courses du Moyen-Orient. Une deuxième course à Bahreïn est également envisagée, ce qui pourrait permettre de rattraper certaines des épreuves perdues.

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