Troisième tour du British Open : Rory McIlroy et Viktor Hovland, clash royal à St Andrews

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Rory McIlroy en action lors de ce British Open. (Koji Aoki/Aflo Sport)
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Deux cartes de 66 sur un St Andrews finalement plus mordant que prévu et voici Rory McIlroy et Viktor Hovland seuls en tête (-16) après le 3e tour. Le Nord-Irlandais et le Norvégien comptent quatre coups d'avance sur Cameron Smith et Cameron Young, à l'aube d'un dimanche qui s'annonce à nouveau imprévisible.

Après deux heures de jeu ce samedi, on a craint pour St Andrews. Ciel bleu, pas une brise de vent, pour une tempête de birdies signée par vagues par les premiers groupes du 3e tour. Jusqu'alors, personne n'a joué moins de 63 sur le links du Fife, dépourvu de ses défenses naturelles.

La perspective d'éventuelles cartes autour de 60 s'est épaissie, quand Dean Burmester (-6 à l'aller), Kevin Kisner (-7 après 10 trous) ou Trey Mullinax (-7 au 14, comme Thomas Pieters) ont décidé de ne faire aucun quartier. Sans parler du quart d'heure de folie de Shane Lowry, auteur de deux "chip in" consécutifs au 9 puis au 10. Pour un rarissime doublé d'eagles.

Et le vent a tourné

Puis le vent est monté avec des rafales à 30 km/h, avant de changer de sens. Fidèle aux préceptes de Jack Nicklaus, deux fois vainqueur ici dans les 70's, il suffit d'une marée changeante pour transformer la perception du parcours. Et finalement, la meilleure carte des 25 premiers groupes ne sera, "seulement", que de 65. Un -7 signé Kevin Kisner, qui pour l'occasion passe de la 52e à la 13e place (-7), tandis que Tommy Fleetwood se replace en douce dans le top 10, avec un 66 (-9, 8e avec Adam Scott et Matt Fitzpatrick).

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« Bon courage aux joueurs de l'après-midi, notamment sur le 17, qui est un vrai par 5 aujourd'hui avec ce vent contraire. Toute carte sous le par sera bonne à prendre », a prévenu Kisner, tranquille au club-house alors que les McIlroy, Smith and co n'avait même pas encore planté leur premier tee.

Avec certains drapeaux devenus comme inattaquables les heures passant, le leaderboard s'est décanté, laissant au sommet une belle part de l'élite mondiale s'expliquer entre eux. Dans le top 6, seuls les surprenants Cameron Young (71, -12) et Si Woo Kim (67, -11) résistent aux accélérations de Dustin Johnson et Scottie Scheffler (tous deux -3 après 10 trous). Tandis que de l'avant-dernier groupe, Rory McIlroy met le feu aux tribunes avec un eagle "roryesque" au 10, avec une sortie de bunker rentrée digne de celle réussie au Masters en avril dernier.

Johnson, Scheffler et Smith freinent au retour

En panne de réussite au putting après deux jours d'insolence putter en mains (77 mètres cumulés de putts rentrés, jeudi et vendredi), Cameron Smith a eu le sacré mérite de rester vivant. L'Australien perdra vite la tête, puis ses nerfs (35 putts) et pas mal d'influx (aller dans le par, double au 13), mais pas ses chances de victoire (73, -12). Johnson (71) et Scheffler (69) lâcheront également du terrain au retour. À -10 et -11, les deux Américains peuvent garder un espoir de Claret Jug.

En tête, les plus fines lames d'Europe s'agitent, avec un duel Rory McIlroy - Viktor Hovland attendu depuis deux ans en Grand Chelem et qui prend enfin vie. Réunis dans la même partie samedi, le Nord-Irlandais et le Norvégien ne cumulent qu'un bogey à eux deux samedi (au 17, pour McIlroy). Tous deux rendent une paire de 66, que seul finalement Kisner aura battu. Dans des conditions de jeu et de pression bien plus douces.

Une pression inédite pour Hovland

À -16 et avec quatre coups d'avance sur Smith et Young, le Scandinave et le Britannique seront à nouveau réunis dimanche. Dans un match qui fleure bon la redite de Troon en 2016 et du merveilleux duel final Henrik Stenson - Phil Mickelson, Rory McIlroy aura l'expérience pour lui (quatre Majeurs en poche, 32 ans).

Mais le numéro 2 mondial reste à un crispant point mort en Grand Chelem depuis l'USPGA 2014. Hovland, 24 ans, n'a pas encore de mauvaise expérience à ce niveau, mais justement, il ne compte pas le moindre top 10 dans l'un des quatre plus grands tournois. Il découvrira dès cette nuit ce qu'est de dormir dans le pyjama de leader de Majeur, à un tour du but. Et dans un dimanche où dix joueurs se tiennent encore en sept coups, St Andrews n'a quoi qu'il arrive pas fini de frémir.

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