On a trouvé un autre Alain Bernard, pisciniste en Ardèche !

En Ardèche, un retraité de 71 ans construit des bassins. Il a le nom qui va bien pour cela : Alain Bernard.

Avec Durand, Dubois, Robert ou Martin, Bernard fait partie des noms les plus portés en France. Des Alain Bernard, clairement, il y en a à la pelle. Mais des Alain Bernard qui ont un rapport plus ou moins proche avec l'univers aquatique, alors là, le cercle commence à se restreindre. On en a dénombré deux. Un, plutôt connu, le champion olympique du 100 m en 2008 et du 4×100 m en 2012. Et puis un autre, encore plus célèbre, mais dans sa famille. Un Alain Bernard de 71 ans résidant au Teil, dans l'Ardèche, retraité de l'Éducation nationale et qui construit des piscines dans le sud de la France. On a trouvé un Alain Bernard pisciniste, quoi !

« J'ai fait toute ma carrière dans l'enseignement du dessin industriel, nous raconte-t-il au téléphone. Quand l'unité de formation des apprentis des métiers de la piscine de Pierrelatte a été créée, il y a une vingtaine d'années, on m'a sollicité pour donner des cours. C'est là que j'ai attrapé le virus de la piscine. Vers l'âge de 60 ans, j'ai décidé de créer ma boîte. »

Alain Bernard construit des piscines aux formes un peu spéciales. Des coeurs, des ovales... Pour des particuliers comme pour des collectivités locales, au rythme de cinq à six par an. Il est particulièrement fier d'une piscine à débordement à bac tampon édifiée à Saint-Lager-Bressac et de deux autres construites gratuitement avec les élèves de Pierrelatte et ses anciens étudiants du lycée technique de Chomérac dans le cadre du Téléthon, au profit d'handicapés mentaux.

La question que tout le monde se pose, c'est : Alain Bernard est-il au courant de l'existence d'Alain Bernard ? Pour le pisciniste, on s'en doute un peu : « Parfois, les gens qui me contactent semblent déçus de ne pas avoir le "vrai" Alain Bernard en face d'eux. Mais, vu les tarifs que je propose, ils sont généralement contents par la suite. » Pour le double médaillé d'or olympique, c'est non. « Un Alain Bernard qui construit des piscines ? Sans blague ? Et il est où, ce gars ? »

On lui explique le topo au téléphone, ça le fait marrer. Le plus drôle dans l'histoire, c'est que lui-même est actuellement immergé dans un projet de construction. « Des bassins de 25 m sur 10, à l'entretien aisé, avec une halle de bassin ventilée naturellement, sans émanation de chlore. »

L'ancien nageur a des touches sérieuses du côté de grandes métropoles françaises, de Toulon, Aubagne, mais aussi du côté de Mayotte. « On a estimé le délai de livraison à entre neuf et dix mois. Coût : 4 millions d'euros. » Alain Bernard croit fermement à son concept de Piscine Essentielle, « en acceptant d'être challengé. On souhaite l'être, même. La France mérite des piscines innovantes. » On rapporte cela à l'autre Alain Bernard. Ça ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. « Je connais beaucoup de gens. Je veux bien essayer de l'aider. »

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