« Uber files » : LFI exerce son droit de créer une commission d’enquête

French leftist La France Insoumise (LFI) MP Francois Ruffin (L) applauds French leftist La France Insoumise (LFI) Member of Parliament and member of the left-wing coalition NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale - New People's Ecologic and Social Union) Mathilde Hignet speaking during a session of questions to the government at The National Assembly in Paris on November 29, 2022. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP French leftist La France Insoumise (LFI) MP Francois Ruffin (L) applauds French leftist La France Insoumise (LFI) Member of Parliament and member of the left-wing coalition NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale - New People's Ecologic and Social Union) Mathilde Hignet speaking during a session of questions to the government at The National Assembly in Paris on November 29, 2022. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

POLITIQUE - Les députés LFI ont annoncé ce mardi 29 novembre le lancement d’une commission d’enquête sur les « Uber files » et le rôle d’Emmanuel Macron « dans l’implantation d’Uber en France », grâce au droit dont dispose chaque groupe politique de créer une telle instance par an.

Les Insoumis avaient inscrit une « proposition de résolution » en ce sens en première place de leur journée réservée à l’Assemblée, le 24 novembre. Mais ils l’avaient retirée au dernier moment, pour donner une chance à d’autres textes d’être examinés dans le temps imparti.

Le groupe « a pris la décision d’exercer son droit de tirage pour permettre la mise en place de la commission d’enquête Uber Files », a-t-il annoncé ce mardi dans un communiqué, précisant qu’elle serait présidée par la députée Danielle Simonnet.

Cette commission d’enquête, qui doit encore satisfaire à certains critères de recevabilité, « est une nécessité démocratique », avaient plaidé les Insoumis lors d’une présentation de leur proposition.

Elle devra selon eux établir comment Uber a pu « s’implanter au mépris des lois et réglementations en vigueur ». Il s’agit aussi d’éclaircir quel rôle « le ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron » a joué dans cette implantation.

Proposition « complotiste »

Dans le cadre des « Uber Files », une enquête reposant sur des milliers de documents internes à Uber, Le Monde avait conclu à l’existence d’un « deal secret » entre Uber et Emmanuel Macron quand il était à Bercy.

Le camp présidentiel avait qualifié la proposition de commission d’enquête sur ce sujet de « complotiste », et déposé de nombreux amendements pour s’y opposer, avant son retrait par LFI dans le cadre de sa « niche parlementaire » du 24 novembre.

Confrontés à des centaines d’amendements déposés par leurs adversaires sur leurs différents textes, les Insoumis avaient de la même manière retiré une proposition de loi proposant la hausse du Smic à 1 600 euros net, qui n’avait aucune chance d’être adoptée, ainsi qu’un texte demandant l’interdiction de la corrida.

Leur proposition d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution avait en revanche pu être examinée et adoptée par l’Assemblée nationale.

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