Ugo Mola (Toulouse) : « Mais que ce fut poussif ! »

Ugo Mola, manager du Stade toulousain. (J.-M. Hervio/L'Équipe)

Malgré la victoire à Sale (5-27), le manager du Stade Toulousain Ugo Mola a regretté la naïveté de son équipe qui est longtemps tombée dans le piège tendu par les Anglais avant de se réveiller.

Ugo Mola (manager de Toulouse, après la victoire du Stade à Sale samedi) : « En première période, il y a eu beaucoup trop de ballons mal négociés, un rythme faussé par la blessure conjointe de leurs deux piliers (Schonert et McIntyre, 1re) et le carton rouge écopé par leur deuxième-ligne (Wiese, 19e). On tombe sur un match où il n'y a rien. On surjoue, on tente la passe de trop, plein de petits détails qui te font dire que tu peux perdre. Je suis un peu déçu qu'on soit tombé trop facilement au début dans le piège tendu. On a été trop naïfs. Heureusement qu'on a remis les choses dans l'ordre en seconde période, il n'y a pas de quoi s'accrocher une médaille au maillot. Mais que ce fut poussif ! On n'a pas su répondre collectivement, on a voulu un peu tous sauver la patrie, mais on met 27 points à l'extérieur, même s'ils étaient à 14, il faut se satisfaire de ça.

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C'est dommage de laisser un point en route qui pourrait être décisif à la fin dans le classement de la poule. Aujourd'hui, en étant un poil plus sérieux et un poil moins naïf, on aurait pu très rapidement marquer une paire de fois de plus. Mais on est là, on est à trois victoires en trois matches, alors qu'on nous avait promis l'enfer, qu'on nous avait promis la guerre des rucks. En plus, on a joué à 22 puisque Charlie Faumuina, qui était remplaçant, a senti une douleur au mollet lors de la deuxième partie de son échauffement. Il était dans l'incapacité d'entrer en jeu, on a donc bricolé avec Rod (Neti) qui a fait l'effort de jouer à droite (à la sortie de Dorian Aldegheri). »

Romain Ntamack (après son centième match avec Toulouse, à 23 ans) : « C'est beaucoup de fierté. Je suis déjà très heureux de pouvoir porter ce maillot, très heureux d'avoir franchi cette barre-là, j'ai encore beaucoup de matches à jouer. Les copains m'ont fait le cadeau de gagner aujourd'hui (samedi), donc c'est beaucoup de joie. C'est vrai que cette centième est arrivée vite, ça veut dire que j'ai réussi à enchaîner les matches année après année et que je me sens toujours bien. Mais il y a encore beaucoup de choses à faire dans les années futures. »

Laurent Campistron, à Salford

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