Cavani retrouve des couleurs loin du PSG avec l'Uruguay

Ambre GodillonJournaliste Yahoo Sport

Convoqué avec l’Uruguay pendant la trêve internationale, Edinson Cavani a marqué deux buts en trois jours, infirmant les questions autour de sa méforme au PSG.

À ceux qui se demandaient si Edinson Cavani en avait encore sous les crampons, la trêve internationale a apporté son lot de réponses. Convoqué avec la sélection uruguayenne pour la première fois de la saison - car blessé pour les deux premiers rassemblements - l’attaquant de la Celeste n’a pas tardé à répondre par le terrain, aux interrogations qui planent sur sa forme depuis le début de la saison.

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Il faut dire qu’en club, le Matador ne traverse pas la période la plus faste de sa carrière. Bien installé dans son fauteuil de meilleur buteur de l’histoire du PSG, c’est surtout depuis l’infirmerie que le n°9 a débuté malgré lui sa saison francilienne, avant de retrouver le banc de touche. Un processus logique dans sa phase de reprise, mais aussi et surtout le résultat de l’éclosion de Mauro Icardi, qui explosait les statistiques à sa place (impliqué dans 10 buts en 10 matches, rien que ça). Logique donc qu’au retour de l’Uruguayen, la nouvelle recrue argentine n’ait plus vraiment cédé sa place dans le 11 titulaire de Thomas Tuchel. 

D’ailleurs, pour l’ultime match avant la pause internationale, le symbole était terrible pour Cavani. Sorti à la 80ème minute du match face à Brest, incapable d’offrir le but de la victoire à des Parisiens rattrapés au score, c’est son concurrent direct qui le remplaçait pour les 10 dernières minutes… Et donnait la victoire aux Rouge et Bleu. 

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Bref, outre les déclarations du coach, qui admettait le spleen de son attaquant, il était difficile de ne pas admettre l’évidence devant le bouleversement dans la hiérarchie des attaquants. Et c’est ainsi que Cavani, qui n’avait plus inscrit le moindre but depuis le 18 août dernier (face à Rennes, pour le compte de la 2ème journée), et n’avait été titularisé qu’une seule fois depuis le retour de sa blessure, allait retrouver l’Uruguay.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette sélection a offert au Matador un véritable second souffle. Titularisé à deux reprises, face à la Hongrie et à l’Argentine, le trentenaire n’a pas lésiné sur les efforts pour montrer qu’il avait à la fois retrouvé sa condition physique et sa grinta. Des kilomètres avalés pour apporter du soutien défensif, une complicité retrouvée avec Suarez dans le 4-4-2 de Tabarez, son éternelle générosité dans les efforts et même quelques étincelles face à Leo Messi (et visiblement poursuivi jusque dans le tunnel) : c’est un Cavani très impliqué que la Celeste a retrouvé. 

Et forcément, cerise sur le gâteau, l’attaquant a retrouvé le fond des filets, en ouvrant le score à deux reprises en deux matches, histoire de renouer avec les buts. 

Et comme un clin d’œil, Cavani a presque fait du Icardi ce lundi soir face à l’Argentine, ne touchant que 16 petits ballons face aux coéquipiers de Paredes, dont un seul dans la surface. Résultat, un seul tir, mais bien cadré, et transformé. Le tout, pour s’offrir son 50ème but en sélection.

Alors si, avant la trêve, Thomas Tuchel assurait ne pas chercher à casser la dynamique des Parisiens en maintenant sa confiance à Mauro Icardi, force est de constater que Cavani a profité de cette opportunité pour se montrer. Pourra-t-il en tirer profit pour entrer véritablement dans une concurrence face à l’ancien Nerazzurro ? Ses performances seront-elles suffisantes pour se rappeler au bon souvenir de son entraîneur avant le déplacement à Madrid et faire oublier l’efficacité redoutable de son concurrent ? 

Une chose est sûre, pendant que le n°18 est resté au Camp des Loges, évincé par son sélectionneur argentin, Cavani s’offrait une victoire face à l’Albiceleste. Comme un symbole, peut-être, que le vent était enfin en train de tourner…



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