US Open (F) - Emma Raducanu, issue des qualifications, rejoint Leylah Fernandez en finale de l'US Open

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Emma Raducanu (18 ans) est devenue la première joueuse issue des qualifications à se hisser en finale d'un Grand Chelem en battant Maria Sakkari, jeudi soir, en demies de l'US Open (6-1, 6-4). Elle jouera le titre face à Leylah Fernandez (19 ans). Ce sera donc une finale entre « teenagers » à l'US Open. À peine deux heures après la qualification de Leylah Fernandez (19 ans), Emma Raducanu a elle aussi validé son ticket pour la finale, jeudi soir. La Britannique de 18 ans a assommé Maria Sakkari (6-1, 6-4) et n'a pas encore perdu un set depuis le début de son tournoi. Pour son premier US Open, elle devient la première joueuse issue des qualifications (elle est 150e mondiale) à se qualifier pour une finale d'un Grand Chelem. lire aussi Le tableau femmes de l'US Open Le premier set révélait très tôt les difficultés qu'allait rencontrer Maria Sakkari, son opposante du jour. Déjà demi-finaliste à Roland-Garros, elle avait l'avantage de l'expérience. Mais dès le premier jeu, la Grecque offrait 3 balles de break, d'abord à 15-40, puis encore sur un nouveau coup droit trop long, une partie de son répertoire qui s'écroule parfois. La Britannique restait concentrée pour prendre le service dès le premier jeu et confirmait derrière. Sakkari replongeait vite en offrant un 0-40 sur une nouvelle faute directe (33 au total). On finissait par se rendre compte qu'un problème vestimentaire la gênait : sa jupe trop longue devait constamment être réajustée. Raducanu, du haut de ses 18 ans, se retrouvait donc à 3-0, qu'elle confirmait 4-0, même après un changement au vestiaire de son ainée (26 ans).

Aucun set perdu de tout l'US Open La tactique restait (et restera) toujours la même : prendre la balle très tôt, rendre son adversaire incapable de bien jouer ses coups. Avec un peu de réussite, aussi, comme ce point fou à 5-0 où elle boisait mais touchait la ligne, faisant disjoncter l'Hellène. Celle-ci gagnait bien un jeu, mais le mal était fait. En 36 minutes, après un nouveau service, démontrant une belle variété dans le secteur, sans perdre trop de vitesse en deuxième balle, la pépite s'adjugeait la première manche (6-1). Touchée par la grâce, elle n'en avait toujours pas perdu une en trois semaines, même en qualification donc. lire aussi Raducanu prête à tout Si Sakkari débutait bien le deuxième set avec un jeu blanc, conclu sur ace, l'élan de sa benjamine semblait imparable. En revers, elle prenait la balle en se penchant vers l'avant. En coup droit, elle balançait sans forcer, avec un maximum d'anticipation. Au commentaire, Patrick Mc Enroe expliquait : « Emma Raducanu a analysé comment faire déjouer Maria Sakkari, qui ne semble pas avoir la même clé. » À la tactique, lui offrant le break à 2-1, s'ajoutait une mobilité de tous les instants, lui permettant notamment de remettre trois fois la balle à 4-2, 40-40, en passant d'un coin à l'autre sur les smashs de la 18e mondiale. Emma Raducanu « Je sors des qualifications donc je n'ai aucune pression » Comme lors de son entraînement, la native de Toronto, qui a déménagé à Londres à 2 ans, attaquait de manière très agressive les deuxièmes balles. D'autant que la native d'Athènes lui en offrait beaucoup, en ne convertissant que 52 % de ses premières . À 5-4, avec de nouvelles balles, Raducanu servait pour le match. À 40-15, elle engageait, puis envoyait un nouveau coup droit. Très tôt. Gagnant. lire aussi Raducanu : « Je n'ai pas les mots » Aucun joueur ou joueuses issu des qualifications, dans toute l'ère Open, ne s'était hissé en finale d'un Majeur. Inspirée par la victoire de Leylah Fernandez (tout juste 19 ans) deux heures plus tôt, la jeune fille de parents roumain et chinois pensait déjà à la finale, après n'avoir toujours perdu aucun set durant cet US Open. « Je sors des qualifications donc je n'ai aucune pression », lançait-elle souriante au micro. L'histoire est déjà écrite. Il ne manque plus que la dernière phrase.

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