US Open (F) - Emma Raducanu, qualifiée à 18 ans en demi-finales de l'US Open : « Je ne réalise pas »

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Première joueuse issue des qualifications à atteindre les demi-finales de l'US Open, Emma Raducanu a créé l'exploit en sortant Belinda Bencic, médaillée d'or olympique à Tokyo. La Britannique reste concentrée. « Le résultat est sans appel mais vous aviez aussi perdu votre service dès le premier jeu contre Belinda Bencic. Comment avez-vous vécu ce match ?
Elle avait gagné une médaille d'or olympique, l'un des plus grands exploits possible, tous sports confondus, donc je savais que ce serait un match difficile. Cela m'a pris un peu de temps pour m'ajuster à sa vitesse de balle, son agressivité. Mais une fois que je me suis ajustée, j'étais moins sous pression et j'ai pu trouver un moyen de l'emporter. Mes parents m'ont appris très tôt à avoir une attitude positive sur le court. Si je commençais à être irritée, ils me faisaient savoir qu'il n'y aurait aucune tolérance de leur part. Cela m'a aidée à trouver des moyens d'être calme. Quand on sert à 0-30 en Grand Chelem, ça aide. lire aussi À 18 ans, Emma Raducanu est en demi-finales de l'US Open après avoir écarté Belinda Bencic Vous rendez-vous compte de ce que vous êtes en train d'accomplir ?
Pas vraiment. Quand on est dans un tournoi comme ça, on a juste une routine. On prend les matchs - et même les jours - les uns après les autres, avec le repos un jour sur deux. Je ne pensais pas être ici : mon billet retour était réservé pour juste après les qualifications (elle sourit) ! Mais c'est un bon problème à avoir. Je profite juste de l'expérience. Sur le court aujourd'hui (mercredi), je me suis dit que c'était peut-être la dernière fois que je jouais sur Ashe. Donc autant en profiter ! « J'avais pris mon billet retour pour juste après les qualifications » Vous rendez-vous compte à quel point vous êtes un phénomène en Grande-Bretagne ?
Je ne m'en rends pas tout à fait compte car je n'ai pas trop appelé mes parents... Ils m'ont même « ghostée » (ignorée au téléphone) ces derniers jours ! Et ils ne pourront pas venir car il faut deux semaines pour obtenir une autorisation, donc c'est trop tard... Quand on se parle, ils veulent surtout savoir comment je vais. Et ici, j'ai mon équipe, resserrée, on est un petit groupe dans notre bulle. Êtes-vous en contact réguliers avec certains grands champions britanniques, certains présents ici (Virginia Wade et Andy Murray, notamment) ?
Leur présence, ce qu'ils ont accompli, m'aide. On a de vrais modèles, même si je n'ai pas passé trop de temps avec eux. Andy m'a parlé à certains moments. On a aussi tapé ensemble dans la balle, deux fois, par le passé. J'ai pu voir sa vitesse, à quel point il est bon... On a fait du double mixte aussi. lire aussi Le tableau femmes de l'US Open Vous portez la même tenue depuis les qualifications, est-ce une superstition ?
Que l'on soit bien clair : ce n'est pas le même ensemble à chaque fois (elle rit) ! J'aime bien la couleur rouge, donc c'était un peu mon favori. Et à ce moment du tournoi, c'est clair que je ne vais rien changer. Avec Leylah Fernandez, vous êtes deux joueuses de 18 ans ou à peine plus (19 ans depuis lundi pour Fernandez) en demies. Y a-t-il des échanges, voire une émulation ?
Je connais Leylah depuis le niveau Juniors. Dans les moins de 12 ans, on a joué le Orange Bowl et tous ces tournois. Je l'ai jouée en Juniors à Wimbledon, aussi. Le fait que l'on soit là toutes les deux, après s'être jouées si jeune... c'est super de voir qu'on est en demi-finales ! Leylah est vraiment sympa, elle distribuait même des cupcakes à tout le monde hier (mardi). » https://publish.twitter.com/?query=https%3A%2F%2Ftwitter.com%2Fusopen%2Fstatus%2F1435695012877004800&widget=Tweet

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