US Open (F) - La sensation canadienne Leylah Fernandez, 19 ans, élimine Sabalenka et se qualifie pour la finale de l'US Open

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La 73e mondiale Leylah Fernandez a résisté à la puissance de la Biélorusse Aryna Sabalenka, numéro 2 mondiale, et s'est qualifiée pour la finale de l'US Open (7-6 [3], 4-6, 6-4). La Canadienne de 19 ans n'en finit plus de surprendre. Leylah Fernandez, 19 ans, 73e mondiale au début de la quinzaine, est en finale de l'US Open. Sensation du Majeur new-yorkais, la Canadienne a créé un nouvel exploit en venant à bout de la numéro 2 mondiale, la Biélorusse Aryna Sabalenka (7-6 [3], 4-6, 6-4), jeudi soir en demi-finales à Flushing Meadows.

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Dès les premiers échanges, l'opposition de style était claire : d'un côté, l'armoire biélorusse (1,82m), ultrapuissante et lancée par des services dépassant régulièrement les 190 km/h ; de l'autre, le petit modèle canadien (1,68 m) dont le jeu est basé sur un timing hallucinant, une prise de balle ultra précoce, sa vitesse de déplacement et son toucher. Puissance contre timing C'est d'abord la puissance qui prenait le pas sur l'agilité. Sabalenka breakait sur sa première occasion et menait rapidement 4-1, après trois engagements remportés blancs. Bruyamment soutenue par le public du stade Arthur-Ashe, qui applaudissait même une double faute de son adversaire, Fernandez s'ajustait au retour et pouvait mettre en place sa stratégie : déplacer la lourde carcasse de la numéro 2 mondiale. lire aussi Fernandez : « C'est magique » Grâce à sa capacité à utiliser toute la géométrie du court, notamment avec son coup droit court croisé de gauchère si difficile à lire, la 73e mondiale obligeait Sabalenka à courir plus que de raison. Régulièrement, elle jouait dans le replacement de la joueuse de 23 ans, peu à l'aise sur sa reprise d'appuis. Une double faute lui permettait de débreaker à 4-2. 3 Leylah Fernandez est la plus jeune joueuse à battre trois membres du top 5 (Naomi Osaka, Elina Svitolina et Aryna Sabalenka) au cours d'un Grand Chelem depuis Serena Williams, 17 ans en 1999 à l'US Open (Martina Hingis, Lindsey Davenport et Monica Seles) Malgré une balle de set caviardée par Sabalenka à 6-5 sur le service de Fernandez - un retour bien trop neutre sur une deuxième balle puis un coup droit « baduf » - les deux joueuses ne parvenaient pas à se départager jusqu'au tie-break, que l'aînée lançait parfaitement : deux coups droits gagnants long de ligne, 2-0. lire aussi Fernandez, Raducanu : ces teenagers qui brillent Mais la récente demi-finaliste de Wimbledon, agacée par les encouragements permanents du public pour la jeune Canadienne, enchaînait ensuite les fautes directes plus ou moins grossières, jusqu'à ce smash totalement dévissé - qui provoquait une explosion de joie en tribunes - et cette double faute permettant à Fernandez de mener 6-3. Avant de conclure sur un service gagnant, sa seule première balle réussie du tie-break, son cinquième remporté sur cinq depuis le début de la quinzaine. Sabalenka revient malgré la frustration Loin de renoncer malgré un agacement palpable, Sabalenka entamait la deuxième manche comme la première, avec un break en sa faveur. Les deux joueuses se rendaient coup pour coup et Fernandez revenait immédiatement, sous les encouragements permanents de son préparateur physique, Duglas Cordero, tandis que sa petite soeur, Bianca, et sa mère, Irene, semblaient en apnée, aux côtés de l'ancienne star NBA, Steve Nash. voir aussi Le tableau femmes de l'US Open Dès qu'elle parvenait à prendre le contrôle de l'échange et à ancrer les pieds au sol, Sabalenka assommait Fernandez par la lourdeur de ses frappes, jusqu'à la faire exploser ou la repousser à plusieurs mètres de la balle. On avait parfois l'impression de voir une adulte face à une enfant... Mais une enfant qui se relève systématiquement et trouve toujours une solution.

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De plus en plus frustrée, à la fois par l'attitude du public, qu'elle interpellait à plusieurs reprises pour obtenir du soutien, et par la réussite de la Canadienne, qui trouvait la ligne même sur un coup droit boisé, la Biélorusse écopait d'un avertissement pour obscénités et s'infligeait des petites claques sur le visage, l'air de dire qu'elle devait se réveiller de toute urgence. Puis, à 4-4, elle profitait d'une légère baisse de concentration de la jeune adulte pour à nouveau breaker sur un revers qui s'échappait en longueur et revenir à hauteur grâce à un jeu blanc. Rattrapée par la pression, Sabalenka s'effondre Malgré la perte du deuxième set, Fernandez ne modifiait pas ses intentions : hors de question de reculer d'un mètre, quitte à jouer certains coups en demi-volée, presque à genoux. Elle raccourcissait même la longueur de ses frappes pour obliger Sabalenka, souvent positionnée loin derrière sa ligne, à jouer des balles basses, ce qu'elle n'apprécie pas. La Montréalaise ajoutait l'amortie, étonnamment peu utilisée jusque-là, à sa panoplie pour faire cavaler la grande biélorusse, peu à l'aise au filet. À 3-2, Sabalenka menait tranquillement 40-0 sur son engagement pour revenir à 3-3. Mais elle se tendait soudainement et se faisait breaker sur une énorme faute en revers. Elle qui n'avait gagné que deux matches en Grand Chelem après avoir perdu le premier set s'accrochait et recollait dans la foulée sur un coup droit gagnant qui laissait Fernandez immobile. lire aussi Jorge Fernandez (père de Leylah) : « On n'a pas besoin d'avoir peur » Mais à 5-4, au moment de servir pour rester dans la partie, Sabalenka se paralysait : deux doubles fautes pour offrir trois balles de match à Fernandez qui s'effondrait sur le court après une dernière faute en coup droit de la Biélorusse. La voilà en finale de l'US Open. L'exploit est immense, il pourrait devenir historique samedi.

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