US Open (H) - Novak Djokovic avant l'US Open : « Une énorme pression autour de moi »

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Sous le feu des projecteurs de la planète tennis qui attend de savoir s'il pourra remporter le Grand Chelem calendaire, Novak Djokovic ne s'échappe pas. Le n°1 mondial n'a qu'une hâte, débuter un US Open qu'il espère historique. « Est-ce que remporter le Grand Chelem calendaire serait votre plus grande réussite ?
On commence par une question facile. Oui, bien sûr. Évidemment, j'ai conscience de la grande opportunité qui s'offre à moi. D'autant que j'ai toujours bien joué à New York ces dernières années. C'est probablement le court le plus spectaculaire du circuit et le public sera de retour. J'ai hâte d'y être. Pour être franc, je suis vraiment motivé pour jouer mon meilleur tennis. Mais il faut taper une balle à la fois, comme on dit. Je dois rester dans le moment présent, suivre mon étoile. C'est un rêve de gagner un titre ici qui bouclerait le Grand Chelem calendaire. Il n'y a aucun doute que c'est une immense motivation. Et, en même temps, je dois gérer mentalement toute cette attente que je sens autour de moi. Un tournoi du Grand Chelem sans Roger ni Rafa, je sens la pression. Mais même s'ils sont absents, il y a beaucoup d'autres joueurs talentueux qui sont dans une bonne période, comme Zverev, Medvedev ou Tsitsipas que je vois comme mes principaux rivaux pour le titre. Mais c'est un Grand Chelem. Un tournoi sur deux semaines au meilleur des trois sets. Tout le monde veut briller dans un Majeur et tout peut arriver. Mais j'essaie vraiment de rester dans le moment présent. lire aussi Le tableau de l'US Open Plusieurs grands noms du tennis ont dû renoncer à disputer l'US Open en raison de problèmes de santé. Qu'est-ce que cela vous inspire ? Et comment vous sentez-vous ?
On parle de deux très grands noms chez les hommes avec Roger et Rafa. Et il y a aussi le tenant du titre, Thiem. Chez les femmes c'est Serena. Ce sont de très grands noms du tennis. Bien sûr, c'est quelque chose qu'on ne voudrait jamais voir arriver car même si nous sommes rivaux, je suis aussi un fan de tennis. Mais c'est comme ça. Je leur souhaite à tous de se remettre très vite. Je sais que Roger, Rafa, Serena et moi-même ne sommes plus tous jeunes. Apparemment, la jeune génération peut disputer plus de tournois dans une saison. Leurs corps supportent mieux les efforts. Je pense qu'à notre âge, il faut être un peu plus sélectif. Je sais par quoi ils passent, j'ai eu une grave blessure au coude qui m'a éloigné du circuit un bon moment. Mais quand la blessure devient chronique, c'est un vrai problème. Pas juste pour votre carrière, mais aussi pour la vie d'après. En tant que père, je veux être capable de taper dans une balle avec mes enfants sans m'inquiéter des conséquences que ça pourrait avoir. Parfois, on n'écoute pas les messages que notre corps nous envoie. Dépasser la douleur fait partie du jeu. Mais il faut trouver un équilibre. Et sinon, ma préparation pour l'US Open s'est bien passée. Je me sens bien sur le court. J'ai pris du temps après les Jeux Olympiques, notamment en n'allant pas à Cincinnati alors que c'était prévu. Je me sentais épuisé après cet été long et rempli de succès. Et je suis en pleine confiance. Il y a une énorme pression autour de moi, mais j'y suis habitué. Ce n'est pas la première fois. Et la pression, eh bien c'est un privilège. On travaille tous les jours de notre vie pour arriver à ça, pour gagner un Grand Chelem et marquer l'histoire. En fin de compte, je suis un grand fan de tennis et d'histoire. J'adore ce sport, vraiment. Novak Djokovic « On travaille tous les jours de notre vie pour arriver à ça, pour gagner un Grand Chelem et marquer l'histoire » À quel moment avez-vous compris que le Grand Chelem était possible ?
Juste après avoir remporté l'Open d'Australie (rires). En fait, quand vous commencez la saison de si bonne façon, en remportant un Grand Chelem qui est celui où vous avez eu le plus de titres, vous vous dites que ça vous laisse du temps pour bien préparer Roland-Garros. Car je pense que Roland-Garros est le plus compliqué pour moi. Et je l'ai remporté pour la deuxième fois cette année. Après le ''French'', je me suis dit que je n'avais pas trop de temps pour préparer Wimbledon. Mais je me sens bien sur gazon et je crois plus en mes chances de remporter Wimbledon que Roland-Garros. » lire aussi Novak Djokovic, un champion qui veut répandre son style de vie dans les mentalités serbes

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