US Open (H) - Stefanos Tsitsipas passe l'obstacle Andy Murray en cinq sets à l'US Open

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Après quasiment cinq heures de jeu, le numéro 3 mondial Stefanos Tsitsipas a finalement réussi à triompher de l'ex numéro 1 Andy Murray, au premier tour de l'US Open (2-6, 7-6 [7], 3-6, 6-3, 6-4). Si le public était ravi, le Britannique fut beaucoup moins séduit par les tactiques de son opposant. Andy Murray avait le public à ses côtés, pour ce deuxième match sur le Central, qui n'a pas déçu les fans. Dès les présentations, après l'énoncé de son long CV, dont un US Open remporté en 2012, peu après sa victoire olympique à la maison (qu'il répétera en 2016, juste après son deuxième trophée remporté à Wimbledon), la foule était acquise à la cause du joueur de 34 ans. Stefanos Tsitsipas, numéro 3 mondial dont l'été fut un peu moins épique que sa finale à Roland-Garros (éliminé au premier tour à Wimbledon, au troisième à Tokyo, puis deux demi-finales, à Toronto et Cincinnati), partait donc avec un désavantage, qui s'est fait sentir dès le premier set, perdu 6-2 par le Grec (23 ans), auteur d'un nombre impardonnable de fautes directes (51 au total, dont 23 sur les deux premiers sets). lire aussi Le tableau hommes de l'US Open

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Dans le deuxième set hyper disputé, Murray continuait de tout donner et s'arracher, mais souffrait d'irrégularités, dont une double-faute à 7-7 dans le tie-break, puis une faute directe sur le retour suivant, permettant à Tsitsipas d'égaliser - même si la balle continuait de souvent toucher le bois de sa raquette, ce qui n'est pas supposé porter chance en tennis -. John McEnroe, debout dans sa loge de commentateur, jugeait au micro que l'Hellène manquait de sérénité et pouvait s'estimer assez heureux d'emporter cette deuxième manche 7-6. Les chaussures de Murray, trempées de sueur comme le reste de sa panoplie, commençaient à le faire glisser, mais il n'avait pas prévu de rechange. Malgré tout, le vétéran su se ressaisir pour lancer le troisième set par un amorti très bien senti. Malgré plusieurs pauses de son opposant, dont une intervention du physio sur sa voûte plantaire - et un changement de chaussures, lui ayant prévu une autre paire de rechange -, Murray prenait la troisième manche de manière assez convaincante, 6-3, après avoir fait le break à 2-0 sur une faute directe grossière de Tsitsipas, toujours pas vraiment dedans. Murray sur Tsitsipas « J'ai perdu tout respect pour lui » Le bal des pauses, médicales, pour se changer, prendre une autre raquette ou passer aux toilettes, était alors orchestré par le natif d'Athènes. De quoi faire encore plus rager celui de Glasgow, déjà très expressif sur le court à chacune de ses erreurs. Il s'en plaindra d'ailleurs en conférence de presse après le match, qu'il n'a pas su conjuguer avec une victoire pour les annales, malgré une très grosse ambiance, comme le court Arthur-Ashe en a le secret, en sa faveur : 6-3, 6-4 aux quatrièmes et cinquièmes sets, après 4h49 de jeu. « Je ne voulais pas venir ici en conférence de presse, confiait l'ex-numéro mondial dans la foulée. Je préférerais pouvoir dire de bonnes choses sur le troisième meilleur joueur actuel, mais, vraiment, il a abusé de toutes ces règles qui permettent de casser le rythme du match. Ce n'est pas un hasard qu'il ait pris toutes ces pauses quand j'allais servir ou quand je le mettais en difficulté : sur son service à 0-30, quand je menais deux sets à un... Il sait ce qu'il a fait, j'ai perdu tout respect pour lui. » Flegmatique, son adversaire estimait ensuite n'avoir à lui répondre qu'en privé, et rappelait n'avoir enfreint aucune règle. lire aussi « Je ne veux pas croire qu'il avait besoin de ces pauses » Le public, lui, dans le stade ou rassemblé en masse devant les écrans géants surplombant son entrée principale, ne semblait pas se plaindre d'une entame de tournoi ayant comblé ses attentes. Parmi les spectateurs, le joueur français Antoine Hoang s'était glissé dans la section réservée aux médias, à quelques rangées du court. « C'était génial de voir ce moment historique, un ancien numéro un contre un joueur de la nouvelle génération, presque cinq heures en ouverture de tournoi... C'était irréel. Je n'avais jamais vu une ambiance comme celle-là. Andy a fait un match incroyable, passionné, en donnant tout. Stefanos a montré qu'il ne tremblait plus dos au mur, il n'a pas paniqué, a super bien servi (56 % sur le match, 63 % dans le dernier set) et je pense qu'il ira loin. »

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