Le vélo à l'honneur dans « Tous Héros », animé par Théo Curin

Le nageur handisport Théo Curin anime « Tous Héros », une websérie qui réaffirme les valeurs du sport. Le premier épisode de la quatrième saison est consacré au vélo et à la santé.

Oui, même en ces temps où l'argent et la politique le menacent, le sport est vertueux. Partagé, il rapproche les hommes. Même le goût du défi et de la compétition, nonobstant toute hiérarchie établie par le classement, est susceptible d'effacer les différences. C'est en tout cas le sport que cherche à promouvoir « Tous Héros », cette websérie au titre quelque peu oxymorique, proposée par Harmonie Mutuelle.

Pour la quatrième saison consécutive, les épisodes sont animés et littéralement illuminés par la bonne humeur de Théo Curin. Qui mieux que le nageur quadri amputé, auteur d'une incroyable traversée du lac Titicaca cet hiver, pour porter la bonne parole sportive et ses valeurs authentiques dans des contextes si différents que la question de la santé, celle du handicap, de l'entreprise ou l'éveil à la solidarité ?

lire aussi
Théo Curin, Malia Metella et Matthieu Witvoet racontent leur préparation avant de traverser à la nage le lac Titicaca

Car tels sont les thèmes des quatre épisodes présentés cette année. Théo y bande les yeux de l'animatrice Alessandra Sublet pour un cours de danse partagé avec des personnes déficientes visuelles, y accompagne la footballeuse professionnelle Eugénie Le Sommer pour un petit tournoi en entreprise, se mêle à de jeunes enfants qui courent pour récolter des fonds contre le cancer du sein...

Le vélo, c'est la santé
En toutes circonstances et compagnie, son naturel fait merveille. À commencer par ce premier épisode déjà disponible, consacré aux bienfaits du cyclisme sur la santé. Théo y mène Ugo Lartiche, un des plus fameux candidats (et vainqueur en 2012) de Koh Lanta, à la rencontre d'un groupe de cyclistes septua et octogénaires hyperactifs. Des cyclards « affûtés comme des lames », selon les mots de Théo.

Quant à l'aventurier, il y fait la connaissance de Pierre et ouvre des yeux ronds quand ce dernier non seulement déclare un âge (85 ans) qu'il ne paraît pas du tout, mais aussi qu'il s'enfile « 400 abdos par jour : 200 le matin et 200 le soir ».

Pierre, ce jeune homme, estime que « le corps humain est une machine extraordinaire » et précise s'être mis au sport « pour des raisons de santé ». Et lorsqu'il conclut, à peine essoufflé par un coup de pédale pourtant énergique, que « le sport est un moyen de se sentir vivre », on pense à la célèbre définition du chirurgien René Leriche selon lequel « la santé, c'est la vie dans le silence des organes ».

Logiquement, la petite sortie mise en scène pour l'épisode s'achève par un joyeux tirage de bourre, où la jeunesse resplendissante d'Ugo Lartiche fait tout juste le poids face au métier des anciens.

Le vélo dans les projets de Théo
« Des gamins comme moi ! J'adore ! », commente Théo Curin qui, dans le film, animant les débats, roule sur un tandem. Pourtant, le vélo fait désormais bel et bien partie de la vie et des projets du « nageur de l'extrême ». En septembre 2020, il terminait le Half-Ironman des Sables d'Olonne, deux semaines seulement après avoir pris possession de son vélo !

lire aussi
Théo Curin : « J'étais phobique de l'eau avant ma maladie »

« J'avais d'abord prévu de faire la partie vélo en hand-bike, raconte-t-il. Mais je me suis rendu compte un peu tard que ça allait être difficile de faire les 90 bornes à la seule force des bras. Comme je n'ai pas les avant-bras, tout l'effort se concentrait sur les épaules et je risquais de me blesser, surtout après la natation et avant le semi-marathon que je courais en fauteuil. Alors, deux semaines avant la course, j'ai demandé à un vélociste de m'adapter un vélo : on a rapproché le cintre au maximum, monté les leviers de freins de sorte que je puisse les actionner en appuyant vers le bas avec mon bras, et c'est tout. Je n'ai pu m'entraîner que trois fois et, d'ailleurs, j'ai fait une chute. Mais bon, au final, ça s'est plutôt bien passé, même si j'ai perdu beaucoup d'énergie à utiliser des pédales plates et des baskets. J'en ai ch... mais c'était une belle expérience. »

L'athlète a pris goût à la chose. Suffisamment pour confesser que ses projets sportifs 2023 et 2024 comprendront « une partie vélo, même si [il] ne peut pas en dire plus pour l'instant », et qu'il travaille depuis lors avec Alltricks sur la conception d'un vélo spécifique bien adapté à son handicap et à ses prothèses - de sorte à obtenir le meilleur transfert d'énergie possible, sans négliger ni la sécurité ni l'aérodynamique (d'ailleurs, sa langue fourche, et il parle d'« hydrodynamique » !)

En attendant, ses défis les plus immédiats sont encore 100 % aquatiques. Le 13 novembre prochain, il sera le premier athlète handisport à relever le défi de la Sante Fe Coronda, un marathon natatoire en eaux libres de 57 km.

lire aussi
Théo Curin, premier parrain du Fondaction l'Équipe, la vie sans frein

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles