Vélo Mag - Lorànt Deutsch : « Le développement du vélo, c'est dans le sens de l'histoire »

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Comédien devenu vulgarisateur historique, Lorànt Deutsch se consacre désormais, entre autres, à sa chaîne Youtube. Dans sa nouvelle émission, « Suivez le guidon », il fait découvrir le patrimoine français, juché sur son vélo. « Vous avez lancé un nouveau programme, sur votre chaîne Youtube, « Suivez le Guidon », où vous vous baladez le long de l'EuroVelo et présentez les lieux historiques remarquables sur votre itinéraire. Comment ce projet est-il né ?
J'ai l'habitude de visiter et de présenter des villes (dans son émission phare actuellement, « À toute berzingue »), de traiter des points sur des cartes. Grâce au vélo, on va plus vite, plus loin et on peut suivre des lignes. J'ai eu envie d'aller du point à la ligne (rires). L'idée, c'était de suivre une piste cyclable. C'est hyper agréable, parce qu'on ne regarde pas les choses de la même manière à pédale qu'en voiture, en train ou à pied. Actuellement, je suis le trajet de Hirson à Senlis, entre l'Aisne et l'Oise. C'est quelque chose que vous pourriez être amené à reproduire dans d'autres régions de France ?
Ah bah oui ! Quand je fais une ville, il faut qu'il y ait un certain nombre de monuments pour décrire toutes les périodes de notre histoire. Le vélo permet d'aller plus loin, d'embrasser des endroits où je n'aurais pas pu aller si j'avais été à pied. Êtes-vous familier du cyclotourisme ?
Ça m'arrive... Je ne suis pas dessus toute la journée, mais je me balade souvent à vélo. J'habite à la campagne, donc ce sont surtout des allées forestières. Mais j'ai vécu dix ans sur l'Île de Ré, et là-bas ce sont des ayatollahs du vélo. Il faut jeter la voiture dans le port et finir à deux-roues, c'est obligatoire.

Plus globalement, quel rapport entretenez-vous avec le vélo ?
Je le pratique essentiellement en vacances, c'est un moyen d'évasion. Ça fait du bien de sentir les mètres avalés par les coups de pédale. Ça dure depuis toujours, j'ai toujours eu un vélo chez moi, dans une optique de détente et d'évasion. Pour le tourisme, le vélo est un support idéal. On va plus vite qu'à pied et on observe mieux qu'en voiture. Lorànt Deutsch « J'écoutais Jean-Paul Ollivier nous raconter les anecdotes sur la France, sur sa géographie, son histoire. L'envie que j'ai eue de me plonger dans des cartes routières est venue comme ça » Comment jugez-vous l'évolution du cyclotourisme, vous qui êtes très attaché à la France et à son patrimoine ?
Je ne suis pas pour l'abandon de la voiture, parce qu'on en a besoin et que le vélo a ses limites. Par contre, évidemment, ça prend une place de plus en plus importante et c'est le sens de l'histoire, ce n'est pas dommage. Ce qui me plaît, c'est que les pistes cyclables que j'emprunte à travers la France, ce sont beaucoup d'anciennes voies ferrées qui deviennent des voies vertes. J'étais en Bretagne où il y a une énorme piste cyclable qui va du Mont Saint-Michel à Nantes et traverse toutes les routes de Bretagne en passant par Fougères, Vitré... C'est un super moyen de découvrir le territoire. lire aussi Le parcours breton fétiche de Valentin MadouasEn ce moment a lieu le Tour de France, qui a toujours été vu comme un superbe moyen, justement, de promouvoir le paysage français. Vous le suivez activement ?
Je l'ai toujours suivi. Tout ce qui fait la richesse de notre pays avec ses cités séculaires, je l'ai vu avec les couleurs chamarrées du peloton. J'écoutais Jean-Paul Ollivier nous raconter les anecdotes sur la France, sur sa géographie, son histoire. L'envie que j'ai eue de me plonger dans des cartes routières est venue comme ça. Il y a un pourcentage non négligeable que je dois au mois de juillet et au Tour de France.

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Vous y portez toujours un regard attentif ?
J'ai un regard plus qu'attentif, même ! J'ai un regard gourmand et passionné, je regarde les étapes du Tour. On dit très justement que, d'un spectacle sportif, c'est devenu un sport spectaculaire. On en demande de plus en plus aux coureurs, il y a une ivresse du résultat, on les pousse à aller toujours plus loin dans l'audace, le défi, ce qui les amène d'ailleurs quelquefois à franchir la ligne jaune. Moi, le côté spectacle sportif m'allait déjà très bien. N'allez pas trop vite, comme ça, je peux regarder à côté de vous ! Vous aviez failli incarner Laurent Fignon, dans « La Dernière Échappée », un téléfilm de Fabien Onteniente...
C'était il y a une dizaine d'années. Je n'ai pas de regrets, le film n'était pas encore monté quand on m'a proposé le rôle. Finalement, Fabien Onteniente s'était rabattu sur Samuel Le Bihan, parce qu'il voulait quelqu'un d'un peu plus âgé, plus proche de combat de Fignon contre le cancer que de celui contre LeMond. Le regret que j'ai eu, c'est de ne pas avoir pu le rencontrer. J'ai juste pu voir sa femme, ça a été un plaisir d'échanger avec elle, de parler des souvenirs que j'ai eus de cette icône. Je n'ai pas besoin de parler de lui très longtemps pour que ça me mette les poils. lire aussi Lachlan Morton : un Tour dans ses sacs C'était l'une de vos idoles ?
Oui. C'est d'autant plus marrant que je m'appelle Laurent, je suis blond, j'ai des lunettes... Le petit catogan, je l'ai eu aussi. J'ai ensuite fait un glissement naturel vers Laurent Brochard. J'ai un faible pour les queues-de-cheval. »

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