Vélo Mag - Lucky Luke monte en selle

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Sous le crayon du dessinateur allemand Mawil, Lucky Luke se met au vélo dans une nouvelle BD, sortie en juin, « Lucky Luke se recycle ».

Quoi de plus naturel pour le plus solitaire des cow-boys de s'essayer au plus solitaire des efforts ? En ce mois de juin, « Lucky Luke se recycle » est désormais disponible, en français dans le texte, dans la plupart des librairies. Après plus d'une centaine d'histoires à son nom, « l'homme qui tire plus vite que son ombre » est de retour dans une nouvelle bande dessinée qui le voit aider Albert Obermann, pionnier de la bicyclette, à ramener sa création à San Fransisco en évitant les gangsters.

Lucky Luke est orphelin de son créateur, le Belge Morris, depuis maintenant 20 ans. Mais son univers continue à survivre, à coups d'albums hommage. Après « Un cow-boy à Paris », par le duo français Jul et Achdé, qui le voyait déambuler dans la capitale hexagonale, puis « Wanted, Lucky Luke ! », par Matthieu Bonhomme, en avril, c'est cette fois à l'Allemand Mawil de s'y coller.

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Jolly Jumper délaissé
L'auteur de « Kinderland » n'a pas voulu faire une copie carbone des traits de Morris et les dessins de son « Lucky Luke se recycle » portent clairement sa patte, qui tient parfois de la parodie tant Lucky Luke est montré dans des situations cocasses, loin du cow-boy droit dans ses bottes qu'il paraît d'habitude. Si l'humour et les péripéties qui font le sel des westerns graphiques habituels sont bien présents dans l'album, tout comme le « I'm a poor lonesome cow-boy » de la case finale, les Dalton et Rantanplan manquent à l'appel.

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Exit aussi Jolly Jumper, le célèbre cheval de Lucky Luke, qui se retrouve délaissé par son maître et contraint de galoper pour le retrouver. « Je n'ai jamais été fan de Jolly Jumper, que je trouve trop cool, trop arrogant. Je voulais l'éviter autant que possible, s'esclaffe Mawil. J'avais peur qu'il manque aux fans, mais il est quand même là sur dix pages ! »

Une histoire « en lien avec notre époque »
« Je réfléchissais à ce qui pourrait sonner juste comme histoire, en lien avec notre époque, poursuit-il, avec l'exemple en tête d'« Un cow-boy dans le coton », l'une des dernières aventures de Lucky Luke sortie fin 2020, qui traitait de la ségrégation raciale. J'avais pensé à des sujets sérieux, comme l'émigration allemande aux États-Unis, mais je préfère quand même le comique... Et étant moi-même un passionné de cyclisme, je me suis dit que ça pourrait être une bonne idée. »

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L'auteur voulait surtout confronter Lucky Luke à des situations inédites. « Mettre Lucky Luke sur un vélo, ça lui fait gérer quelque chose de nouveau, galérer un peu, et c'est le genre d'histoires qui me convient le mieux, parce que j'écris beaucoup sur des mecs timides ou des losers, se justifie-t-il. Le vélo moderne est apparu à la deuxième moitié du 19e siècle, à la même date que les autres événements historiques des albums de Lucky Luke. » Albert Obermann et Augustus Pope, industriels du cycle et principaux antagonistes de cet opus, sont d'ailleurs inspirés de personnes ayant réellement existé.

« Lucky Luke se recycle », par Mawil - Dargaud

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