Vélo Mag - Avec le « Neurchi de biclou », les mèmes cyclistes se retrouvent sur Facebook

L'Equipe.fr
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Montages photos humoristiques créés et relayés par les internautes, les mèmes pullulent sur Facebook. Sur le groupe « Neurchi de biclou », les cyclistes se prêtent au jeu.

Si vous n'avez pas beaucoup traîné sur Facebook ces dernières années, vous avez facilement pu passer à côté du phénomène des « Neurchis », ces groupes destinés aux partages de mèmes. Les mèmes, ce sont des photos, des vidéos, détournées de manière sarcastique, et relayées en masse sur Internet, prenant parfois une connotation politique. Phénomènes populaires sur les réseaux sociaux, ils sont surtout relayés au sein de « Neurchis », des communautés aux thématiques précises, dont certains atteignent la centaine de milliers de membres.

« Neurchi de Tintin », « Neurchi de Kaamelott », « Neurchi de dinos » : dans cet univers à part, avec ses codes et ses blagues bien spécifiques, il existe autant de groupes que de sujets de discussion. Pour les cyclistes aussi, une communauté forte de plusieurs milliers de membres s'est formée : le « Neurchi de biclou ». « On a lancé ça parce que je me suis rendu compte qu'il n'y avait quasiment pas de pages francophones de mèmes autour du vélo, contrairement aux anglophones », explique avec enthousiasme Louise, l'une des modératrices et co-créatrices du groupe.

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Bientôt 10 000 membres
Longtemps, les neurchis ont un peu échappé à l'univers de sport, ce que « Neurchi de biclou », a voulu en partie réparer. « Nous cherchions à créer un espace avec des cyclistes qui parlent de la pratique du vélo en rigolant, quel que soit leur niveau, éclaire Louise. Ça a aussi vocation, à travers l'humour et les mèmes, de faire connaître des aspects particuliers de la vie de cycliste à des personnes qui n'ont pas une pratique aussi importante que la nôtre. »

Sur le groupe, ils sont près de 10 000 à s'envoyer quotidiennement des gags variés, allant des mésaventures du vélotafeur moyen aux rebondissements du Tour de France. « Le groupe a grandi grâce au bouche-à-oreille, alors qu'à la base, c'était un truc de copains. De la publicité a été faite sur des groupes de cyclistes et ça a pris, commente Louise. Rapidement, au-delà de notre contenu, une communauté a commencé à se structurer. »

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Du simple partage de blagues entre anonymes, le groupe est devenu rassembleur, dépassant même parfois sa fonction. « On a dû créer un deuxième groupe, rattaché au premier, pour que ceux qui le veulent puissent rencontrer des gens pour faire des sorties à vélo ensemble. » Les plaisantins ont ainsi été amenés à devenir compagnons de route, voire mêmes amis. « On avait créé des maillots « Neurchi de biclou » entre nous, pour la blague. Puis on a appris que deux personnes qui en avaient acheté se sont croisées en vacances et ont commencé à rouler ensemble... ».