Vélo Mag - La recette pour remporter les 24 heures vélo du Mans

·2 min de lecture

Les 24 heures vélo du Mans, l'équivalent cycliste de la célèbre course automobile, a été remportée cette année par Sarto Endurance Team, une équipe néerlandaise qui n'a rien laissé au hasard pour aller chercher sa victoire. Annulées l'année précédente pour cause de pandémie, les 24 heures vélo du Mans ont fait leur grand retour le 28 et 29 août, une semaine après son célèbre pendant automobile. Cette 12e édition a une nouvelle fois fait le plein, malgré les restrictions, avec près de 2 400 participants, dont Bernard Hinault. Glissées au milieu des cyclos heureux de s'offrir un défi sportif, plusieurs équipes étaient venues chercher la victoire finale, à l'image de l'escouade néerlandaise Sarto Endurance Team, qui s'est adjugé le classement général grâce à une stratégie de course rodée. Arjan Fidder, propriétaire et manager de Sarto. « En 24h, beaucoup de choses peuvent arriver » Jouer sur l'expérience « C'est notre sixième participation, explique Arjan Fidder, le propriétaire et manager de Sarto. On est assez réputés pour nos résultats. Cette année, on visait la victoire globale avec une de nos équipes de quatre coureurs... Ce qu'on a atteint. » Les ambitions étaient légitimes au vu des quatuors alignés, l'équipe première étant menée par le Néerlandais Luke Verburg, récemment sélectionné pour les Mondiaux de cyclo-cross. Mais la journée n'a tout de même pas été de tout repos. « En 24h, beaucoup de choses peuvent arriver, on l'a appris d'expérience. »

Spécialisée dans les courses d'endurance, Sarto est rompue à l'exercice et a débarqué dans la Sarthe avec son propre staff de dix personnes, en plus des deux équipes. La confiance était de mise : quelques jours plus tôt, la formation avait remporté les 12h de Zolder, en Belgique. Le vendredi, veille de départ des 24h, est consacré au « team-building, au briefing et aux discussions stratégiques. » Prendre l'initiative « Tout est important tactiquement : qui on met dans l'équipe 1 ou 2, l'ordre dans lequel ils roulent... On discute de ça au préalable, on explique nos choix, même si évidemment ça peut changer pendant la course », détaille Fidder. Les premières heures ont été cruciales. Dès 15h, Sarto a attaqué pied au plancher. « On a clairement pris l'initiative dans la première heure de course, pour que l'équipe puisse appliquer sa propre stratégie et que les autres aient à s'adapter. » lire aussi Quand cyclistes et pilotes se partagent les routes des circuits professionnels Très vite, un premier écrémage s'est fait. Les relais se font toutes les deux heures environ, mais une grande partie du jeu consiste à changer de coureur en même temps que les autres équipes de tête afin de rester groupés et bénéficier de l'aspiration. « Selon qu'ils se sentent bien ou non, on peut retirer ou ajouter un quart d'heure à chacun pour optimiser », complète Fidder. Passer la nuit Après 7 heures de course, les deux équipes de Sarto ont déjà pris un tour d'avance au gros du pack. Un avantage quasi rédhibitoire, qui lui a assuré très tôt une place sur le podium. « Durant la nuit, on a subi beaucoup de contre-attaques des équipes françaises qu'il a fallu gérer, donc ça a été très long. Mais quand on a vu qu'on avait conservé notre avantage au petit matin, on s'est dit qu'on pouvait gagner. »

En tête, les Néerlandais ont alors assuré jusqu'au dernier relais, souvent crucial. « Le choix du dernier coureur est décisif : il faut quelqu'un qui soit bon au sprint, mais aussi qui soit prêt à gérer les deux heures de relais. Ce qu'on fait généralement, c'est qu'on demande au dernier relayeur de ne pas trop attaquer sur ses premiers passages, pour qu'il reste frais. » Mais l'équipe n'a pas eu à en arriver jusque-là : avec plus de trois minutes d'avance, elle s'est imposée sans trembler. « Nous sommes la première équipe étrangère à remporter les 24H, la première à placer deux équipes sur le podium (le second quatuor ayant terminé 3e), c'est fantastique », s'est réjoui le manager, qui a pu entendre retentir l'Het Wilhelmus à l'arrivée. Une joie partagée avec tous les autres finishers, peu importe leur niveau. « Au briefing, on dit toujours aux coureurs de respecter ceux qui sont là pour le plaisir et de leur laisser apprécier leur course. C'est très important qu'il y ait des équipes familiales ou d'amis, c'est ce qui fait que l'évènement est aussi gros. »

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles