Vélo Mag - Stéven Le Hyaric à l'assaut du désert namibien

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L'aventurier cyclo Stéven Le Hyaric se lance dans un nouveau défi en 2021 : découvrir les six plus grands déserts de chaque continent à vélo. Première étape : la Namibie, débutée ce jeudi. Stéven Le Hyaric n'a pas peur des présages. À compter de ce jeudi, le Français s'engage dans sa nouvelle aventure, le « projet 666 ». Si l'on en croit l'Apocalypse de Jean, ce chiffre est celui de « la bête » ou, plus communément, du diable. Ce jeudi, Le Hyaric ne va évidemment pas aller chatouiller le museau de Cerbère, mais il se lance bien dans un voyage infernal : 20 jours en autonomie à vélo, dans le désert en Namibie. Avec la première étape de cette aventure au long cours, durant laquelle il compte visiter les six plus grands déserts des six continents, il compte rendre hommage à la « richesse de la planète ». « J'avais projeté de commencer par l'Antarctique (par définition, l'entièreté du continent méridional est un désert), mais c'est bloqué depuis un an à cause du coronavirus. Mon dévolu s'est donc porté sur la Namibie, raconte l'ancien cycliste Élite. L'idée, c'est de faire un grand tour du pays, de près de 4 200 km, en frôlant ses frontières. L'itinéraire traverse le Namib, puis le Kalahari. L'idée, c'est de montrer au monde des images de ces déserts, les plus vieux au monde. » Un voyage en autonomie Étendue immense de terre, la Namibie est l'un des pays les moins densément peuplés au monde. S'il sera suivi pendant quelques jours par une équipe qui filmera sa progression, Le Hyaric y évoluera pourtant sans assistance, conformément à son souhait. « Logistiquement, c'est assez simple, rassure l'autoproclamé « aventurier professionnel ». Je pars en autonomie, avec des pochettes de bikepacking, mon vélo gravel et de l'eau. » lire aussi Un non voyant seul sur son vélo à l'assaut de l'Aubisque Si la traversée d'un désert représente un défi physique important, il assure que son corps est prêt à 20 jours de souffrance, après des années de préparation. « Je sais que je ne pourrais prendre que peu d'eau sur moi (20 litres au maximum). Mais depuis mon Paris-Dakar à vélo, mon corps a évolué, je suis devenu un peu chameau sur les bords. Je devrais trouver un point d'eau tous les 200-300 km. Il y a deux ans, j'ai passé beaucoup de temps dans le Middle East, où les températures montaient à 60° au soleil, donc je tiens les températures extrêmes. » L'Himalaya comme préparation Le Francilien n'en est effectivement pas à son coup d'essai : depuis qu'il s'est décidé à quitter le peloton, il multiplie les défis cyclo. « Ce qui me fait peur, c'est de passer à côté de ma vie », éclaire-t-il. Une longue période de méditation au Népal, en 2017, lui a ouvert les yeux. Une traversée complète de l'Himalaya (2019) à vélo, avec ses 90 000 m de dénivelé positif, en 51 jours, a suivi, puis un Paris-Dakar (2020), en 20 jours, pour battre le record de la trace. Stéven Le Hyaric « Je veux partir à la découverte d'endroits jamais parcourus ou presque par l'homme à vélo. » Dans les prochains mois, ce sera au tour des autres déserts, si le coronavirus le permet : celui de Simpson en Australie, l'Atacama au Chili, celui de Gobi entre la Mongolie et la Chine, puis les plus gros morceaux : l'Antarctique et l'Arctique. « À chaque retour d'expédition, je conceptualise le projet d'après. Je veux partir à la découverte d'endroits jamais parcourus ou presque par l'homme à vélo, s'enflamme l'explorateur. En Afrique, j'ai déjà fait le record de l'ascension du Kilimandjaro à vélo cet hiver, j'avais pu rouler avec des gnous, des zèbres... » lire aussi Michael Morkov : le garde du corps En plus de « l'aventure et la transmission », cette dimension écologiste, la proximité avec la nature et la faune, est le moteur de son voyage. « Quand j'étais petit, j'avais une admiration immense pour les animaux, les forêts, avant de perdre ça de vue pendant trop longtemps. Montrer ces univers, c'est pour moi donner envie aux gens de les préserver. Quand je vois des collines de plastique sur mon Paris-Dakar, ça fait réfléchir et me pousse à amener ma pierre à l'édifice. Un aventurier qui ne s'engage pas, il passe à côté. »

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