Vainqueur de Casper Ruud, Rafael Nadal remporte son 14e Roland-Garros, son 22e titre du Grand Chelem

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Nadal (Rafael) - (ESP) - (F. Seguin/L'Équipe)
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Supérieur à Casper Ruud, Rafael Nadal a facilement battu le Norvégien dimanche (6-3, 6-3, 6-0). L'Espagnol s'est adjugé son 14e Roland-Garros et surtout son 22e titre du Grand Chelem, record absolu.

Indestructible Rafael Nadal. Il avait le pied gauche en compote, un jeu cahotant, son plus grand rival, Novak Djokovic, à se coltiner dès les quarts et une jeunesse aux trousses. Mais rien ni personne n'a pu dévier l'Espagnol de sa route vers un quatorzième Roland-Garros. Un an après avoir cédé son trophée préféré à l'issue d'une demi-finale dantesque face à Novak Djokovic, le Majorquin de 36 ans a repris son bien, dimanche, en battant en finale le trop tendre Casper Ruud (6-3, 6-3, 6-0 en 2h18).

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Rafael Nadal qui triomphe Porte d'Auteuil, le film a un air de déjà-vu, le classique qu'on se repasse tous les ans et qui ne surprend plus vraiment. Mais ce sacre-là a écrit sa propre histoire, celle d'un champion qui surpasse sa douleur et ses maux dans sa quête d'absolu. Le voilà désormais à 22 titres en Grand Chelem, plus que jamais seul au monde avec ses deux unités d'avance sur Roger Federer et Novak Djokovic qu'il a écarté au cours de la quinzaine.

Le duel face au Serbe, celui face à Auger-Aliassime remporté en cinq sets en quarts et même sa demie terminée sur l'abandon d'un Alexander Zverev en jambes, mais incapable de canaliser ses émotions, ont finalement été plus compliqués que cette finale disputée face à un Norvégien qui jouait pour la première fois le titre en Grand Chelem. Et ça s'est vu. Contre son idole, le n°8 mondial n'a jamais réussi à se relâcher, le bras toujours crispé, la balle toujours trop courte.

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L'Espagnol n'a même pas eu à livrer son meilleur tennis pour prendre l'ascendant face à son rival. Il a souvent martelé son revers, attendant la faute ou s'engouffrant long de ligne quand il sentait son adversaire en bout de course.

Il est rentré le mors aux dents sur le court pour anesthésier Ruud tout de suite. Une attaque trop tendre du Norvégien offrait à Nadal l'occasion de frapper un passing dont il a le secret. Premier break et 2-0. Avant une nette baisse d'énergie du n°5 mondial après ces premières minutes puisqu'il cédait cette avance sur un jeu ponctué de deux doubles fautes et d'un vilain coup droit au milieu du filet. De quoi s'inquiéter pour la suite, mais Ruud n'a jamais réussi à profiter des failles adverses.

Ruud n'a jamais réussi à se libérer

Revenu au score dans ce premier set, il cédait de nouveau sa mise en jeu sur une série de fautes directes catastrophiques. C'était un peu la fête aux coups décentrés sur le Central et le Norvégien n'était pas le seul coupable. Mais l'Espagnol a réussi à conserver cette petite avance puis à serrer le jeu dans les moments qui comptaient. Comme un symbole de son incapacité à être au rendez-vous, Ruud a cédé cette première manche sur un revers qui allait se fracasser sur la chaise de l'arbitre.

La suite a montré qu'il n'arriverait jamais à se régler. Il a pourtant fait le premier le break dans le deuxième acte, profitant d'une nouvelle double faute adverse. Mais cette avance ne l'a pas libéré, au contraire, elle l'a paralysé. Menant 3-1, il était coupable de quelques incroyables manqués au moment de céder son service pour laisser Nadal revenir. À partir de là, la rencontre a définitivement basculé. Sentant le titre au bout de sa raquette, l'Espagnol n'a plus fait de fautes et a enquillé onze jeux de suite pour aller glaner un nouveau titre sur la terre battue parisienne.

17

Le nombre de points inscrits par Casper Ruud lors des onze derniers jeux.

Arrivé à Paris sans certitude depuis qu'il avait quitté Rome sur une défaite face à Denis Shapovalov et en claudiquant, l'Espagnol a réussi à puiser au fond de lui-même et de ses réserves pendant quinze jours pour prolonger son histoire d'amour avec la terre parisienne. Quelques mois après son incroyable renversement en finale de l'Open d'Australie, il a su surmonter ce syndrome de Müller-Weiss qui le fait de plus en plus souffrir au pied. Dans son discours d'après-match, il n'a pas promis qu'il serait là l'année prochaine mais il l'a certifié : « Je ne sais pas de quoi l'avenir sera fait, mais je vais me battre pour continuer. »

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