Varane (Bleus) sur les droits d'images : « C'est une demande simple, logique, et légitime »

Présent ce mercredi en conférence de presse, Raphaël Varane, le défenseur et capitaine des Bleus, a notamment confirmé que les négociations autour des droits à l'image avancent et justifié la position unanime des joueurs dans ce dossier.

« En quoi Mike Maignan vous impressionne ?
Au-delà de ses qualités de gardien, il apporte beaucoup de sérénité. Il est tranquille, sûr de ses forces. En tant que défenseur, sentir son gardien, c'est rassurant. On connaît son explosivité, son jeu au pied, tout ce qui fait un gardien moderne. Et sa présence, sa prestance qu'il a dans les buts.

Pouvez-vous nous donner l'opinion des Bleus sur cet accord en vue autour des droits à l'image ?
Comme je vous l'avais dit au mois de mars, il y avait des discussions à avoir. C'est assez simple en tant que groupe, on veut faire respecter le droit individuel de chaque joueur. C'est une demande simple, logique, et légitime. C'est simplement une mise à jour pour éviter les bugs à l'avenir. Les discussions ont avancé, j'espère que ça sera réglé le plus vite possible. On n'a pas d'énergie à perdre dans ce genre de choses. Ça avance bien, c'est très positif.

« Les deux matches nous serviront à avoir des repères communs et à être plus forts ensemble »

Avec ces nombreuses blessures, percevez-vous la nécessité de serrer les rangs ?
Oui clairement ; le fait qu'il y ait beaucoup de nouveau, un groupe très jeune. On est à l'approche de la Coupe du monde, c'est un moment important pour continuer à avoir un état d'esprit collectif. On n'hésite pas à beaucoup échanger. Les deux matches nous serviront à avoir des repères communs et à être plus forts ensemble.

En quoi Ousmane Dembélé a-t-il changé ?
On est très content de le voir à ce niveau, il a des qualités extraordinaires. En tant que personne, je le trouve avec cette même joie de vivre, il apporte cette fraîcheur au groupe, il est plus posé aussi. Il a réussi à trouver la recette pour pouvoir enchaîner.

Quel regard portez-vous sur l'actualité de Paul Pogba, blessé et au coeur d'une affaire ?
Évidemment, je ne vais pas parler de la partie judiciaire. C'est un ami, je le soutiens. Il a, face à lui, des défis à relever, notamment cette blessure. C'est un joueur extraordinaire, on a envie de le voir sur le terrain, de le voir épanoui.

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Comment expliquez-vous cette épidémie de blessures ?
Quatorze blessés, c'est assez énorme, il ne faut pas être surpris. Ça fait des années qu'on parle de calendrier surchargé. C'est une saison encore plus intense. On n'est pas surpris par cela malheureusement, on doit s'adapter.

Comment analysez-vous la progression d'Aurélien Tchouaméni ?
On peut saluer son adaptation éclaire dans un club comme le Real, il a les qualités, la maturité pour, chapeau à lui. C'est un joueur très complet. Il n'hésite pas à demander le ballon, à imposer le tempo au milieu, il est très très mature.

Comment jugez-vous votre début de saison ?
Je suis très content, je prends beaucoup de plaisir. Ma saison dernière était irrégulière. Sur ce début de saison, on prend du plaisir à jouer, à se battre ensemble, il y a un vraiment un esprit qui se dégage de ce groupe. Chaque match, c'est un combat, c'est un défi. Le fait de pouvoir enchaîner, d'avoir une présaison complète m'aide.

Est-ce que l'animation à cinq correspond aux qualités des Bleus ?
Trois ou quatre, le principal, c'est qu'on défende ensemble, qu'on arrive à être compact ensemble. C'est à nous de faire vivre le système. Moi dans ce système à cinq, je me sens bien, je prends beaucoup de plaisir, on doit aussi se coordonner ensemble. Il y a beaucoup de jeunes joueurs de qualité à ce poste en France. On a les joueurs qui ont des qualités pour jouer dans les deux systèmes.

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Le fait que l'équipe de France ait moins de repères vous inquiète-t-il ?
Non, avant la Coupe du monde 2018, on n'avait pas eu de très bons résultats en mars. Quand la compétition a débuté, on a vu naître une très grande force collective. Quand la compétition commence, c'est une autre chose. On a moins de repères par rapport à tous les changements mais quand la compétition commence c'est différent. Trouver des repères en peu de temps, on peut le faire. »

Raphaël Varane : « Trouver des repères en peu de temps ? On peut le faire »