Vendée Globe : le skippeur Benjamin Dutreux raconte sa réadaptation à la vie sur le terre ferme

Jérôme Val
·1 min de lecture

Benjamin Dutreux (Omia / Water Family) nous reçoit chez lui aux Sables d’Olonne, les traits reposés. Il a été l’une des très belles surprises du Vendée Globe avec sa 9e place malgré un bateau ancien. Arrivé le 29 janvier, le skipper vendéen a repris le travail le 1er mars dans son chantier naval. Il a une envie aujourd’hui : repartir au plus vite sur les océans de la planète.

franceinfo : Comment vous sentez-vous, plus d’un mois après votre retour et vos 81 jours passés en mer ?

Benjamin Dutreux : C’est vrai que c’est une épreuve assez importante pour le corps et pour le mental. Ce n’est pas évident de reprendre la vie active et la vie sur terre. Je ne sais même pas si j’ai vraiment récupéré. J’ai été déconnecté du monde pendant assez longtemps. Je viens juste de me rebrancher sur les réseaux sociaux et ça me fait un choc. Il y a plein de choses qui m’ont choqué en rentrant à terre. Je ne réalise toujours pas trop d’avoir vécu mon rêve. J’essaye de me remettre à la vie active. C’est important de bouger pour ne pas être trop nostalgique.

Votre esprit est-il toujours un peu ailleurs, toujours en mer ?

Bien sûr, j’ai probablement laissé une partie de mon esprit en mer et peut-être qu’il y restera pendant longtemps. Je suis encore un peu rêveur, mais je me force à me remettre dans la vie active pour remonter un nouveau projet et pouvoir repartir.

Les médecins assurent qu’il faut plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour se remettre physiquement d’une telle épreuve. Vous (...)

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