Vendée Globe : Yannick Bestaven et Charlie Dalin vont passer le cap Horn dans des conditions particulièrement difficiles

Emma Sarango
·1 min de lecture

Des vents à 70 km/h, des rafales à près de 100 km/h et des vagues de sept voire huit mètres de haut... Ce qui attend Yannick Bestaven en tête du Vendée Globe et Charlie Dalin, son dauphin, ressemble bien à la légende terrifiante du cap Horn. Ils devraient atteindre le troisième et dernier cap de ce tour du monde samedi 2 janvier dans la soirée, au plus tôt. Les deux skippers jouent de malchance, selon Christian Dumart, le météorologue de la course en solitaire, sans escale et sans assistance : "En période hivernale, il y a souvent des tempêtes de ce type-là au cap Horn. Durant l'été austral, la période actuelle, il y en a moins, mais il y en a."

"Souvent, on passe le cap Horn dans des conditions ventées mais pas aussi ventées que ça."

Christian Dumart, météorologue du Vendée Globe

à franceinfo

Ce n’est certes pas la première dépression que traversent les marins en 55 jours. Mais cette fois, dans la pointe de l'Amérique du Sud, c’est encore plus délicat. "S'ils étaient en pleine mer, ils pourraient se mettre 'en fuite'. Ils se mettraient plein vent arrière, à attendre que ça passe. Le bateau avance et il n'y a pas d'obstacle devant, explique Christian Dumart. Mais là, il y a des obstacles devant, le passage est assez étroit entre la zone où il y a des icebergs et puis le cap Horn. On est contraint dans ce passage-là."

Après les (...)

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