Vente OL : le jour J et des questions

La reprise de l'OL par John Textor pourrait être validée ce jeudi. (A. Martin/L'Équipe)

L'ultimatum fixé à John Textor pour racheter le club a expiré ce mercredi soir. Le conseil d'administration d'OL Groupe devrait communiquer, ce jeudi, sa décision sur la suite à donner à la vente.

La vente de l'OL à Eagle Football, la société de John Textor, a connu des péripéties, des rebondissements et de multiples reports depuis le mois de juin. Elle pourrait finalement se conclure officiellement un 8 décembre, jour de la fête des Lumières à Lyon, ce qui n'est qu'un symbole : pas sûr que grand-monde y voie plus clair quand OL Groupe aura communiqué, tout à l'heure, sa décision prise cette nuit en Conseil d'Administration.

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Réunis à partir de 22 heures, après la victoire de l'équipe féminine sur Zurich en Ligue des champions (4-0), les principaux actionnaires avaient une décision à prendre quant à la suite à donner à la vente du club à l'homme d'affaires américain. Après avoir péniblement validé son second tour de table depuis plusieurs semaines, ce dernier se heurtait à un obstacle de taille, ces derniers jours. Afin de garantir certains de ses emprunts pour reprendre l'OL, Textor devait intégrer au capital d'Eagle les parts qu'il possède à Crystal Palace (40 %). Sauf que ses partenaires au sein du club anglais (Parish, Harris et Blitzer), avec qui les relations se sont rafraîchies, ne l'entendaient pas de cette oreille et la Premier League ne souhaitait donc pas fournir au patron d'Eagle l'autorisation nécessaire.

L'OL a besoin de cashAvant la réunion fatidique, dans un contexte économique difficile, les acteurs du dossier faisaient le maximum pour que John Textor valide sa reprise de l'OL. En effet, l'Américain est déterminé à acheter, tandis que Pathé (19 %), IDG (20 %) et Jean-Michel Aulas, via sa holding familiale Holnest (28 %), doivent absolument vendre vite, et à Textor.

Son offre (environ 800 M€, reprises de dettes incluses), à 3 euros l'action, leur est en effet largement profitable (l'action était à 2,18 € hier soir). Différents montages financiers étaient étudiés, dans les ultimes délais, afin que l'affaire aboutisse, malgré le blocage du côté de Palace.

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Très endetté, l'OL a en effet absolument besoin de cash et Textor s'est engagé à injecter 86 M€ immédiatement. Si l'affaire capote, en revanche, le club devrait prochainement engager un emprunt d'une somme équivalente à des taux très importants, ce qui plomberait ses prochains exercices financiers. Surtout sans Ligue des champions.