Vettel évoque l'impact du report des nouvelles règles sur Ferrari

Benjamin Vinel
motorsport.com

Initialement prévue pour la saison 2021, la nouvelle réglementation technique de Formule 1 a été reportée à 2022, avec le maintien obligatoire des monoplaces actuelles l'an prochain. Le but ? Réduire les coûts afin de permettre aux écuries de survivre à la crise du coronavirus.

Cette décision a néanmoins pour conséquence d'entériner, en quelque sorte, la hiérarchie actuelle jusqu'à fin 2021. Lors des essais hivernaux de Barcelone, Mercedes a semblé poursuivre la domination entamée dès le début de l'ère hybride en 2014 ; la Scuderia, plus proche rivale des Flèches d'Argent depuis trois ans, était en retrait.

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Ferrari accepte le report du règlement 2021 contre ses intérêts

si ce report désavantage l'écurie au Cheval Cabré, le quadruple Champion du monde préfère nuancer la situation : "Pas vraiment", répond-il lors d'un point presse par visioconférence avec plusieurs médias dont Motorsport.com.

"Je pense qu'à ce stade, le plus important est probablement de comprendre la situation actuelle et de faire avec. Je pense que le report de la réglementation à 2022, en négociant ce qu'il en est pour 2021, c'est vraiment la bonne approche. Est-ce pire ou mieux pour Ferrari ? La priorité naturelle est actuellement de faire ce qui est bien pour la F1, et je pense que c'est la bonne décision pour elle. Je pense que c'est l'intention la plus importante pour Ferrari actuellement. "

Bien que ce ne soit pas non plus dans l'intérêt de Ferrari, Vettel salue la possibilité de voir davantage de suspense dans la catégorie reine du sport automobile grâce aux mesures prises, notamment l'instauration d'un plafond budgétaire.

"Vous savez que ce que nous recherchons tous, notamment avec la nouvelle réglementation, c'est de resserrer le peloton. Si cette situation spéciale, d'une certaine manière, permet à la F1 d'être plus serrée afin d'avoir de meilleures courses et un meilleur sport, alors ce sera un bon effet secondaire, je dirais. Cependant, nous ne pourrons en juger qu'une fois que nous aurons des décisions vraiment concrètes entre les mains et que nous verrons comment cela pourrait fonctionner d'un point de vue pratique. Mais il est clair que cette situation remet en question l'existence de certaines petites équipes, c'est extrême ; la Formule 1 est une famille et nous devons veiller les uns sur les autres", conclut l'Allemand.

Propos recueillis par Jonathan Noble  

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