Vettel : Faire 10 courses d'affilée "n'est pas réaliste"

Benjamin Vinel
motorsport.com

Face à la crise du coronavirus, la Formule 1 s'efforce de garder la tête hors de l'eau, ce qui passe par la tenue d'un maximum de Grands Prix lors d'une saison 2020 écourtée, qui ne pourra pas commencer avant l'été : les revenus du championnat et des écuries en dépendent. De nombreux scénarios sont évoqués, le président de la FIA Jean Todt ayant mentionné la possibilité d'organiser trois Grands Prix par mois, tandis que certaines propositions sont plus extrêmes.

Or, dans l'Histoire de la F1, il n'est arrivé qu'une fois que trois courses aient lieu en autant de week-ends – c'était en 2018, avec l'enchaînement Castellet-Spielberg-Silverstone – et il n'y a jamais eu de calendrier plus chargé. Un tel programme peut être dur pour les pilotes mais encore plus pour les mécaniciens, comme ne manque pas de le souligner dans un entretien récemment accordé à plusieurs médias, dont Motorsport.com.

Sebastian Vettel, Ferrari

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Sebastian Vettel, Ferrari <span class="copyright">Andy Hone / Motorsport Images</span>
Sebastian Vettel, Ferrari Andy Hone / Motorsport Images

Andy Hone / Motorsport Images

Vettel est néanmoins ouvert – avec réticence – à des Grands Prix disputés à huis clos, comme ce pourrait être le cas au Red Bull Ring début juillet, possiblement en tant que manche d'ouverture de la saison, ou à Silverstone plus tard dans l'été.

"Je pense que personne n'aime courir devant des tribunes vides. C'est une sensation un peu étrange. En même temps, il s'agit évidemment de savoir quel est le bon moment pour reprendre la course", commente le pilote Ferrari avec réalisme. "Et savoir si une course fantôme [sic] pourrait avoir lieu bien plus tôt qu'une course telle que nous y sommes habitués. Je ne sais pas, je pense que cela dépend de beaucoup de choses. Il y a de nombreux facteurs commerciaux également. Je pense que ce que nous aimerions tous, c'est un retour à la normale, non seulement pour le bien de la F1 mais aussi pour le bien du monde entier. Comme je l'ai déjà dit, dans cette optique, le meilleur remède sera d'être patient."

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"C'est pénible, car j'ai envie de reprendre le volant, j'ai égoïstement envie de faire la course, mais il y a beaucoup de gens qui ont envie de beaucoup de choses en ce moment, vu la situation dans laquelle ils sont. Les toutes premières courses seront probablement un peu compromises par rapport à ce dont nous avons l'habitude, mais j'espère que ce ne sera pas trop le cas car nous voulons courir d'une manière qui nous est familière à tous : devant le public, devant les fans, avec une super ambiance."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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