Plus de victoire française depuis 1996, une question de mentalité ?

Guillaume Navarro
motorsport.com

Le dernier titre mondial acquis en Formule 1 par un pilote français remonte à 1993. Avec ses couronnes mondiales collectées en 1985, 1986, 1989 (McLaren) et 1993 (Williams), , par exemple, lui aussi quadruple Champion du monde, n'est pour l'heure pas encore parvenu à collecter d'autre couronne qu'avec Red Bull Racing.

Quoi qu'il en soit, la dernière victoire française en Grand Prix, elle, remonte à la saison 1996, avec le coup réalisé par a lui aussi signé son unique victoire en F1 lors du Grand Prix du Canada 1995, au volant d'une Ferrari.

Depuis Panis, 85e vainqueur d'un Grand Prix, 23 nouveaux pilotes sont montés sur la plus haute marche du podium : quatre Allemands (Frentzen, Ralf Schumacher, Vettel, Rosberg) et autant de Finlandais (Häkkinen, Räikkönen, Kovalainen, Bottas), deux Brésiliens (Barrichello, Massa), Italiens (Fisichella, Trulli), Anglais (Button, Hamilton) et Australiens (Webber, Ricciardo), un Nord-Irlandais (Irvine), Colombien (Montoya), Espagnol (Alonso), Polonais (Kubica), Vénézuélien (Maldonado), Hollandais (Max Verstappen) et enfin un Monégasque (Leclerc).

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Prost, Mansell et Patrese, sur le podium du GP de France 1989

Prost, Mansell et Patrese, sur le podium du GP de France 1989 <span class="copyright">Motorsport Images</span>
Prost, Mansell et Patrese, sur le podium du GP de France 1989 Motorsport Images

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"Pour ma part, je ne me sens pas Français, je ne me suis jamais senti Français et je pense que c'est pour cela que j'ai réussi", poursuit Le Professeur, au risque de froisser certaines susceptibilités. "J'aime vraiment travailler avec les Anglais, les Japonais, les Allemands, les Italiens, les Américains, les Indiens..."

Prost a aussi été amené à travailler aussi étroitement que possible avec les ingénieurs moteur Honda, à l'époque où était vu par ceux-ci comme un maître à penser. "J'ai parfois trouvé la mentalité japonaise difficile, mais ce n'est pas une question de préférence", sourit Prost, avant de revenir sur la situation plus générale des pilotes hexagonaux.

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"En plus, beaucoup de pilotes français n'ont pas réussi à faire le bon choix pour devenir un pilote de Formule 1 de haut niveau dans ce genre d'environnement. Cela dit, il est certain que Didier Pironi méritait d'être Champion du monde chez Ferrari", poursuit celui qui lança après sa carrière de pilote une équipe française avec Prost GP, au sein de laquelle il aligna notamment Jean Alesi.

"C'est une question de mentalité, de gestion des personnes à l'intérieur. C'est presque un monde fermé dans lequel il faut entrer. Il faut être accepté. Pour moi, d'accord, j'étais une grenouille [rires] mais ils savaient que je n'avais pas la mentalité de la grenouille."

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