Victor Perez, avant le British Open : « Je ne me mets pas trop de pression »

Victor Perez au 150e British Open (KEVIN C. COX/Getty images via afp)

Vainqueur en juin sur le circuit européen, Victor Perez attaque un Open britannique qu'il joue presque à domicile. Le résident de Dundee, qui joue désormais avec des lunettes suite à un tout récent problème à l'oeil, tentera de passer enfin un cut en Grand Chelem après cinq échecs de suite.

Sa forme de la semaine

« Juste avant le début du Scottish Open, je me suis réveillé avec l'oeil très rouge, sûrement à cause d'une bactérie. Passage à l'hôpital, puis chez l'opticien et au final, je n'ai finalement plus moyen de mettre des lentilles pendant plus d'un mois. J'ai fini par me trouver la bonne paire de lunettes et cela a été un peu compliqué de m'y habituer, à l'Open d'Écosse (cut manqué). Maintenant, ça va mieux. »

L'état du parcours

« Le parcours est super ferme, vraiment différent d'octobre au Dunhill Links. Ce vent devrait perdurer toute la semaine et équilibre le parcours, avec le vent contre de la gauche à l'aller et favorable de la droite au retour. Dans l'autre sens, ça aurait été vraiment plus dur, notamment au retour. C'était le même sens quand j'ai gagné en 2019, mais le parcours était beaucoup plus souple. »

Saint Andrews vulnérable ?

« Plus facile ? Ça dépend. Avec du vent et de la fermeté, les clubs sont plus courts mais c'est beaucoup plus dur de poser les balles près des drapeaux. Garder les mises en jeu plus court des greens est une bonne option, avec de nombreux longs putts à jouer pour remplacer les chips. Il est probable qu'avec ces conditions, (le comité) placera les drapeaux à l'entrée de green sur les trous à vent arrière, et vice versa. Il sera donc dur de se mettre près des drapeaux, même si on aura des coups d'approche courts. Le putter en dehors du green est un coup que je connais bien, très utilisé sur les links. On sait qu'on aura beaucoup de putts de retour deux-trois mètres. Éviter les 3-putts et les bunkers, ça sera la clé de la semaine. »

Victor Perez

« Je ne crois pas à la notion de rebond, ou de creux et de pics, dans une carrière de sportif »

Son manque de réussite en Majeurs

« Je ne mets pas trop de pression au sujet de mes cinq cuts ratés de suite en Grand Chelem. J'ai joué la plupart d'entre eux en période de Covid, avec très peu de public. C'est peut-être tout simplement dû au hasard. Je ne crois pas à la notion de rebond, ou de creux et de pics, dans une carrière de sportif. C'est plutôt bon pour vous (les médias), qui voyez ça de loin, ça vous fait de belles histoires. Mais peu importe la taille du tournoi, en fait. Quant à ma forme du moment, on peut faire la meilleure préparation possible, il suffit de se rentrer dans le mauvais côté du draw et on se fait "décalquer" par le vent. À l'inverse, si on est chanceux (au tirage), on peut se retrouver presque facilement au sommet du leaderboard ! »

Le 150e British Open

« Je l'ai toujours dit. Un Majeur à Saint Andrews est au-dessus de tout, puis vient le Masters et tous les autres Open joués (ailleurs qu'à Saint Andrews). On voit la ville complètement changer tous les cinq ans, tout ce public affluer, c'est magique. »

À propos du LIV

« J'essaie de ne pas savoir le pourquoi du comment. Ça ne m'aide pas à bien jouer, que j'évolue en Europe, en Asie ou aux USA. Cette semaine, je suis au British Open et c'est mon seul objectif. En tant que joueur, on n'a rien à gagner à penser à ça. J'aime voir des joueurs plus importants que moi prendre position, dans un sens ou un autre. Moi, je n'ai que 29 ans et quatre saisons de circuit, je n'ai pas à m'exprimer à ce sujet. »

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