La ville de Paris défend le naming Adidas pour la future Arena Porte de la Chapelle

Pierre Rabadan, le maire-adjoint aux sports et aux JO de la ville de Paris. (S. Mantey/L'Équipe)

Une future enceinte des Jeux Olympiques 2024, située dans le nord de Paris, portera le nom d'Adidas. Un choix que la municipalité assume, malgré des contestations au sein des élus de gauche.

La mairie de Paris défend son choix d'accoler à l'Arena Porte de la Chapelle, future enceinte des Jeux Olympiques de 2024, le nom de l'équipementier Adidas. Mais ce naming est contesté par les alliés communistes et écologistes de la maire Anne Hidalgo. Le Conseil de Paris statuera le 8 juillet sur le sujet. Sans ses alliés de gauche, le groupe socialiste devra compter sur l'opposition de droite et du centre pour faire passer le projet.

Pierre Rabadan, maire-adjoint de Paris

« Adidas est très implanté en France »

« Adidas est un équipementier sportif très implanté en France et ailleurs, qui correspondait à ce qu'on voulait faire de cette Arena », a expliqué Pierre Rabadan, adjoint aux sports et aux JO de l'élue socialiste. En échange de cette appellation, la marque Adidas doit verser près de 2,8 millions d'euros par an sur cinq ans, et ce contrat est renouvelable pour sept années supplémentaires.

Ce qui contribuera, selon Pierre Rabadan, à « l'équilibre économique » de l'enceinte de 7 800 places, qui accueillera badminton et gymnastique lors des JO. « Si on crée une salle et qu'elle n'est pas équilibrée (économiquement), ce sera à la collectivité de payer », a-t-il rappelé.

Adidas plutôt qu'Alice Milliat ?

Actuellement en construction pour être livrée en septembre 2023, l'Arena Porte de la Chapelle représente un coût actualisé de 106 millions d'euros, plus 32 millions pour les projets annexes de la mairie sur le site. L'exploitant de cette Arena, la société d'exploitation du Palais omnisports de Paris-Bercy (SAE POPB), un satellite de la ville de Paris, a choisi le naming Adidas en mai dernier.

Les communistes reprochent à Anne Hidalgo un « revirement » vis-à-vis du voeu de 2020 dans lequel la ville de Paris promettait d'étudier « la possibilité de nommer le futur équipement olympique Arena Alice-Milliat », en hommage à une pionnière du sport féminin. La Fondation Alice-Milliat, qui oeuvre pour la promotion du sport féminin, avait signé en mai la pétition pour une Arena Alice-Milliat plutôt qu'Adidas, lancée par l'élu communiste Nicolas Bonnet-Oulaldj, à l'initiative du voeu.

Adidas doit donner 180 000 euros par an pour le sport féminin

C'est un « très gros malentendu », pour Aurélie Bresson, la présidente de la Fondation, qui ne veut pas « fermer la porte à Adidas, engagé dans le sport féminin ». L'accord avec l'équipementier sportif inclut en effet un fonds de dotation de 180 000 euros par an pour développer la pratique du sport féminin et du sport dans le quartier de La Chapelle.

Pierre Rabadan a proposé de baptiser le parvis de l'Arena du nom d'Alice Milliat et a souligné qu'un gymnase parisien porte déjà son nom.

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