Vincent Gérard : « Très important de bien se lancer »

Vincent Gérard à l'entraînement mardi soir à Katowice, avec Nikola Karabatic. (A. Martin/L'Équipe)

Le gardien numéro 1 des Bleus mesure la nécessité de réussir l'entame du Mondial, ce mercredi soir contre la Pologne à Katowice (21 heures).

« Comment se sent-on avant de débuter le Mondial face à Pologne, ce mercredi (21 heures), chez elle ?
On a hâte. On a envie de jouer. On se demande tous comment ça va se passer. On a eu très peu de vacances, quinze jours de préparation. On sait que ce premier match sera particulier, contre un adversaire qui sera redoutable qui plus est chez lui. Dans une belle salle dont on s'attend à ce qu'elle soit pleine et avec du bruit. À Orléans (le 7 janvier contre l'Égypte en préparation), on avait vécu le soutien de 10 000 personnes, là ce sera tout l'inverse. Il faut qu'on ne compte que sur nous-mêmes et qu'on pense à avoir un avantage non négligeable pour s'éviter toute interférence ou aléas du fait de rencontrer le pays hôte.

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Vous attendez-vous à un public hostile mais fair-play ?
Pour avoir déjà joué en Pologne, les gens sont supporters mais c'est toujours très fair-play et jamais agressif. Forcément, ça siffle, ça hue. Mais à Kielce et à Plock, ç'a toujours été de belles ambiances. On s'attend à une vraie ambiance de fête.

En 2016, vous aviez affronté la Pologne chez elle à l'Euro à Cracovie, lors du tour préliminaire et vous aviez été battu (31-26)...
Ça commence un peu à dater mais on avait été menés tout le long. Si je me souviens bien, après les Polonais s'étaient effondrés contre les Croates avec une défaite mémorable. C'est toujours à double tranchant de jouer à domicile. Ce qui m'avait le plus marqué ce n'était pas tant notre match, car c'était normal que le public fasse la fête. C'était le match contre les Croates où le public, alors que son équipe prenait l'eau, a continué à chanter, à pousser pendant une heure. Ce sont des très bons supporters.

Ce sont des ambiances que vous aimez...
Quand on fait du sport de haut niveau, on aime partage, communier. C'est toujours plus agréable de jouer quand il y a du monde. Quand c'est contre nous, c'est parfois un peu plus difficile mais c'est toujours plus agréable.

L'an dernier à l'Euro (4e), vous aviez eu une préparation galère (blessures, Covid), avez-vous plus de certitudes aujourd'hui ?
Les certitudes on les a jusqu'à ce qu'on se prenne les pieds dans le tapis au premier match (rire). On a pu travailler dans de meilleures conditions. On a eu malheureusement des blessés, mais avant la préparation, donc on a quand même pu travailler en conditions réelles, si on peut dire. Rien ne remplace la réalité d'une compétition. On a à coeur de l'entamer du bon pied pour se lancer, ensuite il y aura deux jours sans match avant l'Arabie saoudite (samedi 14 janvier à 18 heures). C'est vraiment très important de bien se lancer dans la compétition contre la Pologne pour partir sur de bons rails. On sait que c'est une belle équipe, qui joue chez elle, on l'a dans un coin de notre tête. Loin de nous l'idée de se dire que ce match va être facile et qu'on l'a déjà gagné avant même de le jouer. »