Violences sexuelles - Violences sexuelles : Nicolas Belloir démissionne de la présidence de la Fédération française de roller et skateboard

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Nicolas Belloir, le président de la Fédération de roller et skateboard, a démissionné. Sa gestion de différentes affaires de violences sexuelles était pointée du doigt par plusieurs victimes. La libération de la parole des victimes de violences sexuelles modifie le paysage institutionnel du sport français. Moins d'un mois après la démission de Didier Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), Nicolas Belloir, son homologue de la Fédération française de roller et skateboard (FFRS), a quitté ses fonctions, a annoncé ce vendredi matin l'institution dans un court communiqué. À l'image de l'ancien patron de la glace française, Belloir était sous pression depuis deux semaines en raison de sa gestion de plusieurs affaires de violences sexuelles au sein de ses disciplines. Mais contrairement à Gailhaguet, il n'a pas attendu que le ministère des Sports, chez qui il était convoqué le 10 mars, lui demande de démissionner pour quitter son poste. Contacté ce vendredi matin, Nicolas Belloir n'était pas immédiatement joignable. Violences sexuelles : la Fédération française de roller et skateboard sous pression Le 21 février, Amandine Richaud-Crambes, la présidente de la commission roller derby, l'une des disciplines de la FFRS, avait réclamé la démission de Nicolas Belloir et de son conseil d'administration. Elle critiquait notamment le soutien qu'aurait apporté la fédération à Nicolas Goury, un joueur de roller derby accusé d'exhibition sexuelle et aujourd'hui suspendu à titre conservatoire. « La démission de Nicolas Belloir est une décision raisonnable à la vue du contexte, réagit Richaud-Crambes aujourd'hui. Ce n'est qu'un premier pas, il n'est pas le seul responsable de l'omerta dans le sport et dans la fédération. Il y a des dysfonctionnements à tous les étages dans notre fédération et nous attendons des actes forts et réels. » Dans le journal L'Équipe de ce vendredi, deux athlètes critiquent également la gestion des affaires de violences sexuelles par leur fédération. Élise Fruchart, ancienne membre de l'équipe de France de roller derby, a déposé plainte contre Nicolas Goury et regrette que la FFRS ait récemment demandé sa réintégration dans la sélection tricolore. Ludivine Malle, ancienne championne de France de roller artistique, a été l'une des victimes d'Arnaud Mercier, ancien directeur des équipes de France condamné en 2018 à 13 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur mineures. Elle critique aussi le manque de soutien du monde sportif : « La fédération manque de proactivité face aux alertes, ce qui laisse les victimes dans la merde. En revanche, elle sait bien reconnaître sans délai la présomption d'innocence des agresseurs. » Le conseil d'administration de la FFRS se réunira le samedi 14 mars. En attendant, le bureau exécutif « assure la continuité des activités fédérales », fait savoir la fédération dans son communiqué. Nicolas Belloir a également démissionné de son poste de vice-président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), fait savoir l'institution.

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