Virimi Vakatawa met un terme à sa carrière en raison d'un problème cardiaque

Virimi Vakatawa, mardi, en conférence de presse. (B. Paquot/L'Équipe)

Le trois-quarts centre du Racing 92 et de l'équipe de France Virimi Vakatawa doit mettre un terme à sa carrière de joueur en raison d'une anomalie cardiaque.

Le centre du quinze de France et du Racing 92 Virimi Vakatawa doit mettre un terme à sa carrière de joueur de rugby professionnel, à l'âge de 30 ans, pour « une anomalie cardiaque » évolutive.

Au lendemain de l'annonce surprise de son interdiction de jouer en France, une conférence de presse, très émouvante, a eu lieu ce mardi midi au siège du club francilien au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine).

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« Il doit arrêter sa carrière en France pour motif cardiologique [...] Une anomalie cardiaque avait été détectée avant le Mondial 2019 au Japon. Cette anomalie, qui n'est pas liée au rugby, a été surveillée mais il s'agit d'une pathologie évolutive. Le risque est devenu trop important », a indiqué le médecin du Racing 92 Sylvain Blanchard en conférence de presse.

Virimi Vakatawa

« Je n'ai rien de cassé, tout va bien. Je vais rester pas loin d'ici, histoire de me vider la tête »

« Je n'ai pas senti des symptômes ou quoi que ce soit. J'ai eu une discussion avec le médecin. Je n'ai rien de cassé, tout va bien. Je vais rester pas loin d'ici, histoire de me vider la tête », a sobrement déclaré le joueur, très ému, qui a rendu hommage au club, où il est arrivé en provenance des Fidji à l'adolescence. « Je suis arrivé à 17 ans, je n'ai pas du tout regretté d'avoir quitté ma famille. Je sais que ça a été dur. Je dis toujours aux jeunes qu'ils ont eu de la chance de dormir ici. Il y a des Fidjiens qui vont encore arriver, je veux les aider. J'ai beaucoup apprécié d'avoir autant de monde à mes côtés. »

Laurent Travers, directeur sportif du Racing 92

« Le plus dur a été de l'annoncer à Virimi, puis à l'ensemble du groupe. On connaît son importance au sein du groupe »

Laurent Travers, directeur sportif du Racing 92, était lui aussi ému. « Le plus dur, c'est la durée pendant laquelle on a été obligé d'attendre. Le plus dur a été de l'annoncer à Virimi, puis à l'ensemble du groupe, a-t-il dit. On connait son importance au sein du groupe, du Racing 92 et du rugby français. Virimi est toujours là et va désormais être présent sur les bords de terrain. Il va falloir que Virimi se construise différemment, avec le rugby, mais différemment. On a pas mal échangé avec lui, et son but est de rester en France. Il veut pouvoir transmettre avec la Racing 92. »

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