Voile olympique - ChM 470 - Kévin Peponnet vise le titre aux Mondiaux de 470

L'Equipe.fr
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Champion du monde 2018 avec Jérémie Mion, Kévin Peponnet veut marquer les esprits au Portugal où se déroulent de lundi à samedi les Mondiaux de 470. À quatre mois des JO de Tokyo, « il va y avoir une saveur de répétition générale », estime Peponnet. « Comment vous sentez-vous à l'aube d'attaquer ces Mondiaux ?
On a fait une bonne session d'entraînement il y a dix jours, on se sent bien. Mais la dernière confrontation de cette ampleur remonte à janvier 2020 à Miami. De se retrouver sur ligne à plus de 40 bateaux, ça va faire bizarre. Il va falloir reprendre ses marques. C'est l'occasion de se jauger à 3-4 mois des Jeux. Il va y avoir une saveur de répétition générale. Retrouver le rythme de la régate au plus haut niveau, est-ce le plus difficile ?
On a participé au Championnat Italien en septembre et à une petite régate en Bretagne mais il n'y avait que 15-20 bateaux. Ce n'est pas la même gestion tactique et stratégique. Sur le départ, il va falloir trouver sa place. Les automatismes vont revenir. lire aussi Le titre mondial du duo Peponnet-Mion en 2018 Quels sont vos objectifs ?
Il manque quelques clients, notamment Australien, Néo-Zélandais et Japonais, mais il n'y aura pas d'autre épreuve de cette importance avant les JO. On veut bien figurer pour prendre de la confiance... et si on peut miner le moral de nos adversaires en sortant une grosse perf ! On vise la victoire. On veut dès maintenant se glisser dans la peau de prétendants à l'or au Japon. On ne va pas lâcher le moindre point. Comment avez-vous vécu cette année particulière en raison du coronavirus ?
De voir toutes nos épreuves annulées les unes après les autres, je pense que ça a forgé le mental de tous les athlètes. Même aujourd'hui, on a peu de visibilité, tout est un peu précaire. On reste sur le qui-vive, il faut s'adapter mais ça nous affecte de moins en moins. Avec Jérémie Mion, vous formez un équipage jeune (depuis septembre 2017), ce report des JO vous a-t-il été bénéfique ?
Nos adversaires pour la médaille olympique ont une PO (préparation olympique) de plus. Au niveau de la communication et de la cohésion, ils sont plus rodés que nous. Au final, c'est un peu un mal pour un bien ce report. On a pu peaufiner des détails et combler les écarts avec nos concurrents. On a pu profiter de l'absence de compétition pour mettre le doigt sur des points spécifiques. » JÉRÉMIE MION : « Plus forts qu'il y a un an »
« De ressentir l'émulation et le stress de la compétition, ça fait plaisir. L'année 2020 a été particulière. C'est un peu comme si on avait vécu une préparation hivernale d'un an. On a quand même eu la chance d'avoir pu faire des petites régates, en Italie, en Espagne et en Bretagne. Ç'a n'a pas été évident mais notre entraîneur (Philippe Mourniac) a su nous mobiliser. Avec Kévin, on a un bon état d'esprit, on a réussi à bien bosser. Je pense qu'on est plus forts qu'il y a un an. Mais il va falloir retrouver le rythme de la régate. La tactique et la stratégie, c'est notre point fort. Techniquement, on avait quelques petits crans de retard, mais on a bien travaillé. Ça va vraiment être l'occasion de jauger nos adversaires et de faire le point. Ensuite, on aura quelques mois pour bosser jusqu'au Japon. »