Voile - The Ocean Race Europe - L'Europe en équipage après le Vendée Globe

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Quatre mois après l'arrivée du Vendée Globe, The Ocean Race Europe, nouvelle course en équipage avec escales au départ de Lorient samedi, donne le coup d'envoi de la saison avant la Transat Jacques-Vabre début novembre. Quatre mois après la victoire de Yannick Bestaven (Maitre-Coq) devant Charlie Dalin (Apivia) et Louis Burton (Bureau Vallée), le Vendée Globe est encore dans toutes les têtes. C'est pourtant l'heure de la reprise pour Louis Burton, Thomas Ruyant (LinkedOut) et Nicolas Troussel (Corum L'Epargne) qui ont choisi de s'engager dans The Ocean Race Europe. lire aussi Yannick Bestaven vainqueur du Vendée Globe Ils seront quatorze, samedi à 13h45 au large de Lorient (Morbihan) - cinq Imoca et sept VOR 65 -, à s'élancer pour trois semaines de course et trois étapes à destination de Gênes (Italie), via Cascais (Portugal) et Alicante (Espagne). Pour certains, il s'agit d'un tour de chauffe avant la Transat Jacques-Vabre en double (7 novembre), pour d'autres, c'est le prélude à The Ocean Race 2022-2023 (anciennement Volvo Ocean Race). Thomas Ruyant (LinkedOut) « Ça commençait à me démanger de tirer sur les écoutes. J'ai navigué un peu sur le bateau familial mais ce n'est pas pareil. » « Cette course arrive vite après le Vendée, mais elle te pousse à mobiliser les énergies pour continuer l'histoire, lance Burton, qui va pouvoir tester sa nouvelle monture de dernière génération, l'ex Occitane d'Armel Tripon. C'était assez inespéré de se dire qu'on serait au départ de ce tour de l'Europe sur un nouveau bateau. Pour nous, les planètes se sont alignées. Tout le monde est fatigué, mais c'est énorme. » « Cette course va nous permettre d'accélérer la prise en main du bateau afin d'être performants en novembre prochain dans la Jacques-Vabre puis un an plus tard dans la Route du Rhum, poursuit-il. À plus long terme, l'objectif sera d'arriver au départ du Vendée 2024 avec un bateau le plus abouti possible et que je connaitrai par coeur. Avec l'ambition de monter une ou deux marches sur le podium ! »

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Sixième aux Sables d'Olonne, Thomas Ruyant avait déjà soif de confrontation. « C'est court techniquement, mais cette course tombe bien. Ça commençait à me démanger de tirer sur les écoutes. J'ai navigué un peu sur le bateau familial mais ce n'est pas pareil. J'ai une super équipe, c'est un format sympa avec de belles escales, je suis ravi. » « Plus ça va, plus je me dis que c'est important pour la suite de la saison, continue-t-il. Je pense que certains qui nous voient partir doivent finalement regretter de ne pas être là. Jusqu'au Vendée, on a couru après le temps. Là, j'ai le sentiment qu'on arrive à prendre un peu de recul dans nos choix et dans notre façon de fonctionner. D'être dans la continuité avec mon partenaire (Advens) me donne la pêche et la banane ! » Pascal Bidegorry (11th Hour Racing). « Je trouve dommage que certains ne jouent pas le jeu en Imoca, cela aurait été bien qu'il y ait un ou deux bateaux de plus » The Ocean Race Europe prend également toute son importance pour Nicolas Troussel, contraint à l'abandon (démâtage) après huit jours de mer dans le Vendée Globe. « Ça fait du bien d'être ici, réagit le skippeur de Corum L'Epargne. On a remis le bateau en état cet hiver (nouveau mât et fonds de coque renforcés) et j'ai vraiment hâte de repartir en course même si on n'a pas pu fiabiliser le bateau à 100 %. Ce tour de l'Europe va être passionnant à vivre. C'est un beau parcours, il y a des concurrents sérieux dont l'équipe qui prépare tour du monde en équipage (11th Hour Racing de l'Américain Charlie Enright). » Barreur-régleur à bord de 11th Hour Racing, Pascal Bidegorry se réjouit de renouer avec la compétition au coeur d'un team anglo-saxon. « Sportivement, ça va être hyper intéressant et je suis content que cette épreuve fasse revivre une course de l'Europe que j'ai déjà courue en Orma et en Mod 70. Je trouve dommage que certains ne jouent pas le jeu en Imoca, cela aurait été bien qu'il y ait un ou deux bateaux de plus. » lire aussi Toute l'actu de la voile Engagé en VOR 65, Yoann Richomme attend avec intérêt de voir ce que va donner le match avec les Imoca. « Vent de travers, les Imoca vont nous déboiter, observe le skippeur de Mirpuri Foundation. Il peut y avoir 6-8 noeuds d'écart en vitesse. Après, au portant et au près (face au vent), on est plutôt bien, et à la manoeuvre, ça va vite (10 à bord contre 4 en Imoca). Je dirai quand même avantage aux Imoca. » « C'est le meilleur développement de monocoque qui se fait au monde, ajoute le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2019. Ce dernier rêve d'ailleurs d'être au départ du Vendée Globe 2024. « Depuis cet hiver, je suis reparti à la recherche de partenaires pour monter mon propre projet Imoca. J'aimerais vraiment faire un Vendée un jour. » Le programme : Samedi : départ de l'étape 1, Lorient-Cascais, à 13h45.
Mercredi : arrivée à Cascais (Portugal).
5 juin : parcours côtier à Cascais.
6 juin : départ de l'étape 2, Cascais-Alicante.
10 juin : arrivée à Alicante (Espagne).
13 juin : départ de l'étape 3, Alicante - Gênes (Italie).
16 juin : arrivée à Gênes.
19 juin : parcours côtier à Gênes.

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