Voile - Thomas Coville, Armel Le Cléac'h et d'autres marins honorés à l'Elysée

L'Equipe.fr
Une vingtaine de marins, dont Thomas Coville et Armel Le Cléac'h, décorés de la Légion d'honneur, ont été reçus jeudi à l'Elysée.

Une vingtaine de marins, dont Thomas Coville et Armel Le Cléac'h, décorés de la Légion d'honneur, ont été reçus jeudi à l'Elysée.Etre reçu par un président de la République mérite quelques entorses aux habitudes. Enfin rasés, parfois cravatés, échangeant même leur veste au dernier moment pour être plus raccord, Armel Le Cléach, Thomas Coville – qui recevaient leur légion d'honneur- et une vingtaine d'autres skippers adeptes des tours du monde ont foulé ce jeudi en fin d'après-midi la moquette rouge de la salle des fêtes de l'Elysée.François Hollande s'est excusé de ne pas être arrivé en bateau («C'est difficile depuis le Lot», où il était en visite dans une usine un peu plus tôt) avant de tisser une métaphore qui a bien fait gondoler l'assistance : «au large... en solitaire... je peux me reconnaître... j'arrive au port d'ailleurs...»Coville «surpris»Il a surtout dressé un panégyrique «d'un univers de paradoxe et de démesure», vantant «des exploits qui font écho aux grands aventuriers», et félicitant l'homme qui ose prendre la mer avec «l'enjeu d'être mieux que soi-même». Tous les marins se sont certainement reconnus dans ses mots ciselés, plus particulièrement les deux qui se virent accrocher au revers le ruban rouge.«J'ai appris dimanche dans le journal que je serai décoré, se réjouit Thomas Coville, recordman du monde du tour du monde en multicoque, je suis surpris que ce que j'ai fait prenne une telle tournure, une telle proportion, mais c'est une reconnaissance valorisante que j'accueille avec beaucoup de simplicité.»Le Cléac'h «très fier»Emotion similaire pour Armel Le Cléac'h, le vainqueur du Vendée Globe : «Je suis très fier c'est un honneur, pas seulement pour moi, car comme l'a dit le président, tout seul on ne fait pas grand-chose.»Tous les skippers ont posé pour la photo de groupe ou pour le selfie individuel. L'ambiance, décontractée, sentait ces après courses où presque tout s'ose. Alors double fin de course, l'Irlandais Enda O'Coineen a coupé l'effet de l'américain Rich Wilson qui offrait un drapeau américain au président français : «Attention à lui c'est un pote de Trump.» C'est tout le contraire : Wilson avait juré qu'il ne reviendrait pas à terre si Trump était élu. François Hollande a ri. Avant de s'en aller vers plus sérieux.

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