Voile - Transat Jacques-Vabre - Cammas-Caudrelier en ouvreurs, escale à Madère pour Coville-Rouxel

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Le duo Cammas-Caudrelier ouvre toujours la voie vers la Martinique ce jeudi sur une route sud incertaine, suivi par Le Cléac'h-Escoffier et Gabart-Laperche. Victime d'une avarie de foil, le tandem Coville-Rouxel va faire escale à Madère. Après le cap Finisterre, la tête de la flotte de cette 15e édition de la Transat Jacques-Vabre, toujours menée par les Ultim, a laissé ce jeudi l'archipel de Madère dans son sillage. Des heures durant, les équipages ont multiplié les empannages afin de plonger plein sud, au prix de manoeuvres éreintantes sur leur géant de 32 mètres de long sur 23 mètres de large. lire aussi Le duo Coville-Rouxel cherche une solution Aux avant-postes depuis la pointe nord-ouest de l'Espagne, Franck Cammas et Charles Caudrelier ont réussi à s'échapper et filaient à 25 noeuds (46 km/h) vers les Canaries et le Cap Vert. Au classement de 18 heures, le Maxi Edmond de Rothschild possédaient 83 milles (153 km) d'avance sur Banque-Populaire XI (Le Cléac'h-Escoffier) et 96 milles (177 km) sur SVR-Lazartigue (Gabart-Laperche). La situation demeurait cependant des plus incertaines et hautement stratégique, en l'absence de la traditionnelle route des alizées. « Nous avons profité de ce que l'on appelle les alizés portugais le long de la péninsule ibérique pour progresser à bonne allure », explique Erwan Israël, routeur à terre du team Gitana. François Gabart « On a toujours envie d'aller plus vite que les autres. Ce serait chouette de pouvoir rester au contact comme ça le plus longtemps possible » « Mais malheureusement, les alizés de nord-est de l'hémisphère nord ne sont pas installés et sont annoncés faibles les prochains jours. Il va falloir être opportunistes, comme nous le sommes depuis le départ et s'adapter aux évolutions des modèles (météo). » Pour François Gabart, ce début de course au contact est riche d'enseignement à la barre de son flambant neuf SVR-Lazartigue. « Ça nous permet de prendre nos marques. Avec Tom (Laperche), on essaie de comprendre le fonctionnement du bateau, raconte-t-il. C'est du boulot, mais c'est sympa. » « Il ne faut pas oublier que nous découvrons le bateau en même temps que la course. Pour nous, c'est intéressant car ça nous permet d'avoir des repères. Et puis ça met du challenge, poursuit-il. On a toujours envie d'aller plus vite que les autres. Ce serait chouette de pouvoir rester au contact comme ça le plus longtemps possible. » Le contact, Thomas Coville et Thomas Rouxel l'ont perdu depuis la collision avec un un ofni (objet flottant non identifié), qui a endommagé le foil tribord (droit) de Sodebo Ultim 3 dans la nuit de mercredi à jeudi au large des côtes marocaines. Au ralenti, voire quasiment à l'arrêt pendant de longues heures, le maxi-trimaran a repris sa route vers 16 heures. Finalement dans l'impossibilité de réparer de manière satisfaisante en mer, les marins ont pris la décision se dérouter vers Madère et de faire une escale technique à Funchal (vers 1 heure du matin) où ils seront rejoints par des membres de l'équipe technique avec l'objectif de repartir le plus vite possible. Le coup est dur pour l'équipage, parmi les favoris de l'épreuve, qui accusait déjà plus de 230 milles de retard à 18 heures. lire aussi Franck Cammas et Charles Caudrelier creusent l'écart « Après avoir accusé le coup mentalement juste après la collision, les deux Thomas ont très vite repris le dessus avec la volonté de trouver les solutions pour continuer la course, commente Jean-Christophe Moussard, team manager. On est tous en mode guerriers, on veut aller au bout, on ne lâche rien, que ce soit nous, à terre, et les deux Thomas, qui sont très proactifs et concentrés. »
En Imoca, Charlie Dalin et Paul Meilhat (Apivia) menaient toujours la danse et glissaient à 13-14 noeuds vers Madère. Mais la concurrence se tenait en embuscade quelques dizaines de milles derrières : Thomas Ruyant-Morgan Lagravière (LinkedOut), à 35 milles, Jérémie Beyou-Christopher Pratt (Charal), à 62 milles et Samantha Davies-Nicolas Lunven (Initiatives Coeur), à 84 milles. Thomas Ruyant « Il va falloir vraiment être bon pour trouver la bonne attaque, que ça soit en vitesse ou en trajectoire » « La descente se passe bien après un début de course bien intense, témoigne Ruyant. Nous avons eu beaucoup de choses à faire depuis le départ du Havre, beaucoup de manoeuvres et pas mal de temps à la table à cartes pour trouver une trajectoire. Ça fait peu de temps que nous sommes sur un bord un peu calé et qui va durer un peu. » « Nous rentrons enfin bien dans notre transat, avec des bords assez long. Il y a un gros niveau dans cette flotte Imoca, il va falloir vraiment être bon pour trouver la bonne attaque, que ça soit en vitesse ou en trajectoire, observe-t-il. Nous allons essayer d'aller chatouiller Apivia, mais surtout de ne pas se faire reprendre par la flotte derrière nous. Pour l'instant, on est contents d'être à notre place. » Du côté des Ocean Fifty, Erwan Leroux et Xavier Macaire (Koesio) restaient leaders devant Sébastien Rogues-Matthieu Souben (Primonial) et Thibaut Vauchel-Camus-Frédéric Duthil (Solidaires en Peloton). En Class40, la tête de la flotte, enfin sortie du marasme météo du golfe de Gascogne, était dominée par Nicolas Jossier-Alexis Loison (La Manche-Evidence Nautique) devant Luke Berry-Achille Nebout (Lamotte Module Création).

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