Voile - Transat Jacques-Vabre - Louis Burton attendu à Saint-Malo après son démâtage

·2 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Coup d'arrêt et fin de l'aventure pour Louis Burton, 3e du Vendée Globe, dont le Bureau-Vallée a démâté dans la nuit de dimanche à lundi après une dizaine d'heures de course. Sain et sauf, le tandem Burton-Beaudart fait route vers Saint-Malo. La course du tandem Louis Burton-Davy Beaudart s'est achevée vers minuit dimanche, une dizaine d'heures après le départ de la 15e édition de la Transat Jacques-Vabre du Havre à 13h27. L'Imoca Bureau-Vallée, qui progressait à 15-20 noeuds (35 km/h), a démâté entre Guernesey et la pointe du Cotentin alors qu'il occupait la deuxième place de la flotte derrière Charlie Dalin et Paul Meilhat sur Apivia. Les marins, sains et saufs, ont très vite donné l'alerte et l'équipe à terre a prévenu la direction de course. Après avoir mis de l'ordre sur le bateau une partie de la nuit, ils faisaient route au moteur à la vitesse de 5 noeuds ce lundi vers Saint-Malo, son port d'attache, qu'il devrait rallier dans la soirée. Servane Escoffier, team manager et épouse de Burton « Ils étaient rapides mais pas en surrégime. On ne sait pas si c'est une erreur humaine ou un problème technique » « On a été contactés hier à 23h15 par le bateau, raconte Servane Escoffier, team manager et épouse de Burton. Louis m'a dit qu'ils avaient démâté. J'ai prévenu la direction de course. Ils se sont mis à pied d'oeuvre pour sécuriser le bateau afin que les différentes pièces du mât n'abîment pas la coque. » Revenant sur les conditions, Servane Escoffier précisait « qu'il n'y avait pas beaucoup de mer et quinze noeuds de vent. Ils étaient rapides mais pas en surrégime. On ne sait pas si c'est une erreur humaine ou un problème technique. Ils devraient arriver dans la soirée à Saint-Malo. » « L'équipe technique va aller à leur devant pour préparer leur arrivée. Évidemment, ils sont déçus. Ils y allaient pour en découdre. Ils avaient pris un bon départ et étaient deuxièmes. Il y avait une belle course à faire. » voir aussi Transat Jacques-Vabre : participez à la course virtuelle L'Équipe ! Ambitions déçues Le coup est dur en effet pour le skippeur Louis Burton, troisième du dernier Vendée Globe, qui disposait depuis quelques mois d'un foiler de nouvelle génération, l'ex-L'Occitane en Provence d'Armel Tripon, le puissant monocoque à l'étrave arrondie conçu par Sam Manuard. Il faisait partie des prétendants au podium en Martinique. « La machine a un potentiel incroyable, déclarait Burton avant le départ. Ce qui fait la différence par rapport à mon ancien bateau, c'est que désormais il faut plutôt lever le pied. L'approche est radicalement différente, car je sais que nous avons potentiellement la vitesse. C'est une histoire de dosage, savoir appuyer ou lever le pied au bon moment. » Le marin ne cachait pas ses ambitions. « Je vise le top 5 mais je ne louperai aucune opportunité, poursuivait-il. On donnera tout avec Davy pour jouer la gagne. » « Je sens Louis en parfaite osmose avec son bateau, ajoutait son co-skippeur. Il est incisif, sans concession, il a une volonté de fer. » Pendant ce temps, à l'avant de la flotte des Imoca, le duo Dalin-Meilhat (Apivia) continue à la mi-journée d'imprimer le rythme avec 25 milles d'avance sur Charles Enright et Pascal Bidégorry (11th Hour Racing Team Malama) et 26 milles sur Thomas Ruyant et Morgan Lagravière (LinkedOut).

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles