Voile - Vendée Globe - Beyou, du coq au boeuf

L'Equipe.fr
Troisième du Vendée Globe sous les couleurs de «Maître-Coq», Jérémie Beyou est désormais soutenu par un spécialiste du steak.

Troisième du Vendée Globe sous les couleurs de «Maître-Coq», Jérémie Beyou est désormais soutenu par un spécialiste du steak.«C’est ça l’annonce, en fait : je ne veux plus y aller !» Pas mécontent de son effet, Jérémie Beyou. Bien mis dans sa chemise noire impeccable, le troisième du dernier Vendée Globe (derrière Armel Le Cléac’h et Alex Thomson) venait d’évoquer la difficulté de boucler le tour du monde en solitaire : «Plein de fois, le renoncement te gagne, tu te dis : “Plus jamais ça.”» Et d’enchaîner qu’on ne l’y reprendrait pas une quatrième fois, lui qui, le 23 janvier, a enfin réussi à terminer, après deux abandons en 2008 et 2012. Le tout balancé avec ce petit sourire carnassier qui le caractérise. Carnassier, le mot idoine puisque, mercredi en fin de matinée sur une péniche en bord de Seine, l’heure était à l’officialisation de l’identité de son nouveau sponsor : Charal, spécialiste du steak, succède à Maître-Coq, qui prend le large après cinq ans d’un sponsoring fructueux.Dans un communiqué, le groupe vendéen de volaille assure avoir «atteint son objectif» : «développer (sa) notoriété, passant de 59 à 68% dont 78% de son coeur de cible.»En s’engageant avec Beyou jusqu’en 2022, ce n’est pas un surplus de popularité que recherche Charal «puisque nous avons 97% de notoriété assistée», estime Mathieu Bigard, le directeur général du groupe éponyme. «Avec la voile, nous souhaitons nous rapprocher de notre clientèle via les villages (départ et arrivée) des courses. Mais aussi mettre en avant l’ADN de Charal, une marque performante et innovante», poursuit le boss du groupe Bigard, qui a racheté Charal en 1997. Soit cinq ans après la collaboration avec Olivier de Kersauson. À l’époque, le skippeur courait le monde en équipage et non en solitaire, en record (trophée Jules Verne) et non en course. En multicoque et pas en monocoque.Jouer la gagne sur le prochain Vendée Globe Le retour de Charal dans la course au large est consécutif à la démarche de Sylvain Hay, directeur de Beyou Racing : «Après des mois de démarchage, j’ai abattu ma dernière carte en contactant une connaissance de l’usine Bigard à Quimperlé. C’est parti comme ça.» C’était une semaine après le départ de Beyou sur le Vendée Globe, en novembre dernier. «J’ai appris que l’affaire était bien avancée quand j’étais dans la remontée de l’Atlantique», apprécie le marin. À son retour à terre, l’affaire était emballée, comme les steaks. Avec pour horizon le prochain Vendée Globe, en 2020-2021. «J’ai envie de le gagner. La nature est ainsi faite qu’on oublie les mauvais moments pour ne garder que les meilleurs», sourit Beyou à propos du tour du monde en solo. Il disposera d’un nouveau bateau conçu par le réputé cabinet d’architectes français VPLP, dont la mise à l’eau est prévue à l’été 2018. D’ici là, le skippeur de quarante ans ne restera pas à quai. Pas le genre. Tout juste s’est-il accordé deux semaines de repos après son retour du Vendée Globe : «Je suis câblé comme ça : être sur l’eau me fait du bien à la tronche !»Sur tous les fronts

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