Voile - Vendée Globe - Charlie Dalin : « Les honneurs de la ligne sont pour moi »

L'Equipe.fr
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Après avoir passé en premier la ligne d'arrivée du Vendée Globe, Charlie Dalin est revenu sur ses 80 jours de mer mouvementés à la barre de son bateau Apivia. Un peu moins d'une heure après avoir franchi en premier la ligne d'arrivée du Vendée Globe, Charlie Dalin a livré ses premiers commentaires. « Je suis super heureux d'avoir franchi la ligne d'arrivée en tête. Ça a été une sacrée course, une sacrée aventure. Je suis passé sans transition, en un claquement de doigts, de seul sur mon bateau à entouré d'une nuée de bateaux, c'est vraiment particulier. Je me suis fait surprendre par l'accueil. Il y a eu plein de rebondissements, j'ai eu des hauts, des bats, pas mal de bricolage aussi. C'est une super expérience, j'ai traversé l'Océan Indien, le Pacifique, passé mon premier Cap Horn. Je me rappelle de chaque manoeuvre, de chaque décision et ça me fatiguait rien que de regarder tout ce que j'avais fait ! C'est un nombre incalculable d'actions. Le moment le plus difficile a été la perte de la cale de mon foil bâbord. J'ai vraiment cru que c'était terminé. Je me suis effondré, ça a été un moment difficile. S'en est suivi une journée incroyable de réparations, une journée entière de travail. lire aussi Vers l'arrivée la plus serrée de l'histoire au Vendée Globe ? Ça a été un moment difficile. Il y a aussi eu la tempête dans l'Océan Indien, qui était vraiment costaud. J'étais soulagé quand le vent a fini par tomber. J'ai réussi à surmonter toutes ces difficultés, la course a été belle, il y a eu une super bagarre avec Thomas (Ruyant), avec Louis (Burton) sur la fin, avec Yannick (Bestaven). C'est vraiment une course magique. « Le chrono est lancé jusqu'à ce que Yannick et Boris (Herrmann) arrivent » Elle m'a changé. Je ne sais pas encore de quelle manière mais ce sont tellement d'émotions incroyables, d'une force que je n'ai jamais ressenti avant , que cette course va forcément avoir un impact sur moi, sur ma façon de voir les choses, de réfléchir, de penser. Je ne sais pas encore de quelle manière, mais c'est tellement fort ce qu'on vit que c'est forcément impactant. Je suis quelqu'un qui est assez stable en termes d'émotions, mais le Vendée Globe c'est tellement fort, puissant, que je suis passé par beaucoup d'émotions. Des joies, des doutes, des moments de tristesse. Les passages à vide n'ont jamais duré très longtemps pour moi mais ce serait nier de dire que je n'en ai pas eus. J'ai le sentiment du devoir accompli. Le chrono est lancé jusqu'à ce que Yannick et Boris (Herrmann) arrivent. C'est particulier, j'espère que ça va bien se passer pour moi, on verra dans quelques heures, mais c'est normal que ceux qui se sont déroutés aient eu des bonifs. Il n'y a aucun problème, ça fait partie du sport, de la solidarité entre marins. Ce qu'on ne peut pas m'enlever, c'est que j'ai franchi la ligne d'arrivée en tête et ça, c'est génial. Les honneurs de la ligne sont pour moi. Le reste sera que du bonus en fonction de ce qui se passe. » Revivez l'arrivée de Charlie Dalin aux Sables-d'Olonnes