Voile - Vendée Globe - Tout est prêt pour réceptionner Jérémie Beyou, contraint de faire demi-tour sur le Vendée Globe

L'Equipe.fr
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Jacques Caraës, directeur de course du Vendée Globe, fait le point sur le retour, samedi aux Sables d'Olonne, de Jérémie Beyou. Il souligne également « le sans-faute » réalisé par Jean Le Cam, actuellement deuxième. « Avez-vous des précisions sur le retour de Jérémie Beyou (Charal) aux Sables d'Olonne ?
Jérémie devrait être au ponton samedi entre 12 heures et 13 heures. J'ai un peu communiqué avec lui tout à l'heure par mail, il rentre gentiment (il progressait à 8 noeuds au pointage de 10 heures ce vendredi). Notre équipe est prête à le réceptionner, tout en respectant les règles sanitaires. En raison de la marée, il ne peut pas s'engager dans le chenal avant 12h15. S'il arrive avant, on a un pilote de l'organisation, qui est resté confiné, qui pourra, si besoin, aller le chercher sur son bateau. Son équipe technique se chargerait alors de Charal. Dans l'hypothèse où il repartirait, Jérémie ne doit pas se mélanger avec tout le monde. lire aussi Jérémie Beyou (Charal) hésite à abandonner le Vendée Globe Pensez-vous qu'il puisse repartir dans les temps, soit avant la fermeture de la ligne, mercredi 18 novembre à 14h20 ?
L'équipe technique va se mettre au boulot tout de suite. Le temps de réparation va jouer, mais la décision finale reviendra à Jérémie. En tout cas, si on regarde les fichiers météos, le 17 novembre, il y a un bon système qui s'installe avec du vent de nord-ouest soutenu, un anticyclone des Açores bien remonté et un régime d'alizé bien alimenté. C'est une situation bien plus favorable que celle présente lors du départ le 8 novembre. Pour essayer de faire un temps de référence sur le parcours, c'est pas mal motivant. « Jean Le Cam le seul encore au contact avec les foilers » Pour revenir à la course, quel regard portez-vous sur le début de course de Jean Le Cam (Yes We Cam) ?
Jean réalise un sans-faute. Il est actuellement au cul du leader Hugo-Boss (Alex Thomson), avec son bateau à dérives droites, sans préparateur mental et sans salle de gym. Et tout ça à 61 ans ! Il n'est pas allé chercher le front mardi et finalement, ça s'est révélé pertinent. C'est le seul encore au contact avec les foilers. Il faut dire aussi que ça n'a pas été un début de course favorable aux foilers car il y a eu trop de mer. Du coup, les skippeurs de bateaux à dérives droites comme Jean Le Cam et Benjamin Dutreux (Omia - Water Family) ont fait de belles trajectoires. C'est bien d'en parler car ça ne va pas durer. Dès qu'ils vont toucher l'alizé, dimanche, les bateaux à foils vont s'envoler. lire aussi Le point sur la course vendredi matin La flotte affronte de nouveau une dépression actuellement dans le sud des Açores. Cela va-t-il être très tendu ?
Elle s'est dégonflée un peu, il n'y aura pas 60 noeuds (110 km/h) de vent comme on le craignait il y a 48 heures, mais quand même 35-40 noeuds (70 km/h), avec 5 mètres de creux. Certains se sont décalés un peu plus dans l'ouest pour éviter les plus mauvaises conditions, Thomson, lui, joue avec le centre de la dépression. Il va chercher à 100 % la performance. »