Voile - Vendée Globe - Veille d'arrivée pénible pour Clément Giraud sur le Vendée Globe

L'Equipe.fr
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Des conditions météo musclées perturbent la fin de parcours en solitaire du skipper Clément Giraud, attendu ce mardi aux Sables-d'Olonne, en 21e position. « Je viens probablement de vivre les deux jours les plus intenses de ce Vendée Globe. C'est un carnage. Sur les fichiers (météo), il y avait 5-6 mètres de houle, mais en réalité il y avait bien 7-8 mètres. » Foi de Clément Giraud, ce lundi matin à la vacation à la veille de son arrivée aux Sables d'Olonne, estimée mardi en matinée, en 21e position. lire aussi Le Diraison et Hare sont arrivés « J'ai réussi à faire du Nord dans des conditions difficiles, j'étais pris dans un certain angle et je ne pouvais pas en sortir car il était imposé par la houle. Je suis allé chercher une route optimale pour passer le DST (dispositif de séparation de trafic) et j'ai réussi à passer à cinq milles (environ 10 km). J'ai été très chanceux », a jouté le marin basé à Toulon. Clément Giraud « Je pense qu'hier soir (dimanche) c'était mon plus beau cadeau du Vendée Globe : la houle s'est un peu alignée et ça m'a permis de passer » « Je pense qu'hier soir (dimanche) c'était mon plus beau cadeau du Vendée Globe : la houle s'est un peu alignée et ça m'a permis de passer, sinon j'aurais dû empanner dans 35 noeuds de vent (65 km/h) avec 7 mètres de houle. Je n'avais pas le choix. La porte est en train de se refermer pour moi car le front passe et derrière il n'y a plus trop d'air jusqu'à ce que le prochain front arrive. J'ai essayé de réduire (la voilure), mais le bateau, le pilote automatique, même moi, on n'y comprenait plus rien. J'ai essayé de remettre du charbon et c'était une très belle journée en termes de milles parcourus. Il a fallu que je connaisse le Sud pour oser faire ça avec mon bateau. Je sais maintenant qu'il peut supporter un certain nombre d'heures comme ça. Il est vraiment génial !! Je ne le remercierai jamais assez. » lire aussi Un skipper sans argent prête son bateau à un skipper sans bateau pour le Vendée Globe Un bateau prêté par Erik Nigon puisque celui sur lequel Clément Giraud aurait dû prendre le départ de son premier Vendée Globe, le 8 novembre, a pris feu avant la précédente Transat Jacques-Vabre en octobre 2019 au Havre. Les deux hommes ont fait connaissance lors du salon nautique peu après et c'est ainsi qu'ils ont scellé un gentlemen agreement : celui qui trouverait le financement en premier prendrait ainsi le départ du tour du monde en solitaire. Bien que lâché par son sponsor après l'incendie de son bateau, Clément Giraud a finalement trouvé des sponsors et ainsi pu vivre son premier Vendée Globe, qu'il devrait terminer en quelque 100 jours, ce mardi, soit 20 jours après Yannick Bestaven, vainqueur de cette neuvième édition qui comptaient 33 skippers au départ. Erik Nigon sera présent à l'arrivée de Clément Giraud ce mardi. Encore quatre candidats attendus « Aujourd'hui je vais vous révéler mon objectif caché que j'ai depuis le début. C'était de boucler le tour sous la barre des 100 jours et c'est encore possible. Je vais tout donner ! » a encore confié Clément Giraud, qui a fêté ses 40 ans pendant ce tour du monde. Après lui, il restera Miranda Merron (Compagne de France), Manuel Cousin (Groupe Sétin), Alexia Barrier (TSE-4 my planet) et le Finlandais Ari Huusela (Stark) à revenir franchir la ligne au large des Sables d'Olonne. Victimes d'avaries les ayant contraintes à faire appel à une assistance (interdite sur le Vendée Globe), Sam Davies (Initiatives Coeur) et Isabelle Joschke (MACSF) ont réparé leur bateau avant de reprendre la mer, hors course. Elles sont attendues en Vendée en début de semaine prochaine.