Voile - Vendée Globe - Vincent Beyou, manager de l'écurie Charal espère qu'ils seront capables « de réparer dans les temps »

L'Equipe.fr
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Le bateau de retour au ponton des Sables d'Olonne ce samedi, Vincent Beyou, team manager de l'écurie Charal fait le point sur l'organisation mise en place à terre et veut tout mettre en oeuvre pour que son cousin Jérémie Beyou puisse repartir avant la fermeture de la ligne de départ mercredi. « Quelle organisation avez-vous mise en place pour essayer de réparer Charal ?
En fait, le processus a démarré à 14 heures le jour où on a appris l'avarie. Grâce aux éléments visuels que nous a transmis Jérémie, on a réfléchi à la logistique afin d'anticiper les réparations. Le bureau d'études a commencé à travailler sur la mise en oeuvre des travaux, en passant les commandes qui vont avec et en préparant les outillages et les matériaux. Comment va se dérouler la prise en main du bateau par l'équipe technique ?
Il y a une quinzaine de personnes mobilisées sur l'opération. On va faire un check-up complet du bateau ainsi qu'un contrôle par ultrasons et par meulage. On va aussi démonter les parties qui nous permettront d'accéder aux éléments les plus structurels. Dès qu'on aura un bilan complet des dégâts, on saura si on est capables ou non de réparer dans les temps (fermeture de la ligne mercredi à 14h20). Si c'est le cas, on pourra mettre en place une planification des travaux. L'objectif est de permettre à Jérémie de repartir en toute sécurité. On aura ce retour demain (dimanche) et une décision sera prise lundi. Vous disposez du matériel nécessaire aux Sables d'Olonne ?
On a notre container atelier qui est dans la zone réservée aux équipages. À l'intérieur, on a notre outillage lourd et notre outillage portatif. On peut faire beaucoup choses sur le ponton, y compris du composite. On va protéger certaines zones du bateau de la pluie avec des bâches car beaucoup d'interventions vont nécessiter d'être au sec. Comment trouvez-vous Jérémie ?
Il a vécu un choc émotionnel fort et brutal. Derrière, c'est le sportif de haut niveau qui va prendre le relais. Il sait faire, il va encore le démontrer. En attendant, il va aller se reconfiner afin de rester dans sa bulle. » Jacques Caraës (directeur du Vendée Globe) : « ne équipe capable de faire beaucoup de choses » « Pour Jérémie (Beyou), le plus difficile a été de pousser la barre pour faire cap à l'est l'autre jour. Là, il a un peu digéré, ce n'est plus aussi à chaud. En revanche, je pense qu'il a encore la foi car il laisse espérer un nouveau départ si le bateau peut être réparé dans les temps. Dans le règlement, il y a ces dix jours après le coup de canon initial (dimanche 8 novembre à 14h20). Il a une belle équipe, très professionnelle, capable de faire beaucoup de choses. Je sais que s'il repart, le bateau sera dans des conditions parfaites. C'est difficile pour un marin qui visait le podium de repartir avec autant de jours de retard mais toutes les navigations apportent une expérience supplémentaire, pour lui comme pour le bateau. Même un tour du monde en décalé par rapport au reste de la flotte ! »