Voile - Vendée Globe - Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) vainqueur du Vendée Globe

L'Equipe.fr
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Yannick Bestaven a franchi la ligne d'arrivée du Vendée Globe en troisième position, après Charlie Dalin (Apivia) et Louis Burton (Bureau Vallée 2).

Mais grâce aux 10 h 15' de bonifications allouées pour sa participation aux opérations de sauvetage de Kevin Escoffier, le skipper de Maître CoQ IV remporte le neuvième Vendée Globe. Il a fallu attendre 4h19, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour connaître l'identité du vainqueur du Vendée Globe 2020-2021. Il s'appelle Yanick Bestaven, skipper de Maître CoQ IV.

A 48 ans, le Rochelais s'impose pour sa deuxième participation au Vendée Globe, douze ans après la première qui s'était soldée par un démâtage dès le deuxième jour de mer dans le golfe de Gascogne. Bestaven n'a pourtant franchi la ligne qu'en troisième position derrière Charlie Dalin, premier marin à l'arrivée mercredi soir à 20h35 et Louis Burton (Bureau Vallée 2), qui avait bouclé son Vendée un peu plus de quatre heures après Apivia. Son temps de course est de 80 j 13 h 59'46'', mais conformément à la décision prise le 15 décembre par le jury international après les opérations de sauvetage de Kevin Escoffier (PRB), Christophe Gaumont, le président du comité de course, a immédiatement retranché 10h15' au temps de course de Maître CoQ IV, le ramenant ainsi à 80 jours 3 h 44'46''.

« C'est normal que ceux qui se sont déroutés aient des bonifications, avait commenté Charlie Dalin dès son retour à terre. Il n'y a pas de polémique, cela fait partie de la voile, de la solidarité entre marins. Cela va se jouer à peu de choses. » Avec 2h31'01'' d'écart entre Bestaven et Dalin, premier à l'arrivée mais deuxième du classement final, cette neuvième édition est la plus serrée de toutes. Toujours en mer, à 380 milles de l'arrivée au moment où Bestaven franchissait la ligne, le héros du sauvetage de PRB Jean Le Cam n'a plus aucune chance de l'emporter malgré ses 16h15' de bonifications.

Il est attendu jeudi soir aux Sables d'Olonne. Vainqueur surprise, Yannick Bestaven, qui aura eu besoin de temps pour rebondir après sa mésaventure sur l'édition 2008, n'a pas volé son succès, loin de là. Auteur d'une étourdissante traversée du Pacifique, le skipper de Maître CoQ IV (ex-Safran 2 de Morgan Lagravière, construit en 2015) est celui qui, derrière Charlie Dalin, a le plus souvent mené la flotte (157 fois, contre 226 à Apivia). Il n'a cédé le commandement que 20 heures entre le 16 décembre et le 11 janvier, a passé le Cap Horn en tête et a compté jusqu'à 439 milles d'avance le 7 janvier, alors qu'il était au large du Brésil, avant de se retrouver englué dans une zone sans vent et de voir plusieurs de ses concurrents le dépasser.

En optant pour une route très ouest et plus au nord que celle de ses adversaires sur les derniers jours de course, Bestaven s'est offert un unique bord vers l'arrivée, ce qui lui a permis de glisser jusqu'à la ligne en doublant Thomas Ruyant (LinkedOut) et en évitant les embûches, contrairement à Boris Herrmann qui a percuté un chalutier mercredi soir alors qu'il était encore en lice pour la victoire à 90 milles de l'arrivée.

L'entrepreneur rochelais est le huitième marin à inscrire son nom au palmarès du tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale, seul Michel Desjoyaux l'ayant gagné à deux reprises.

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