Volley (H) - Paris - « Mon image a changé » depuis le titre olympique, estime le volleyeur Antoine Brizard

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Nouveau partenaire financier du Paris Volley, son premier club professionnel, Antoine Brizard était de passage dans la capitale ce mercredi. L'occasion de faire le point sur son été fou, son rôle à Paris, et sa nouvelle saison en Italie.

Depuis qu'il est champion olympique, Antoine Brizard signe des autographes, et pose avec les fans et la médaille d'or qui ne le quitte presque jamais. Comme ce mercredi soir lors de la présentation du Paris Volley au sein de la mairie du XIIIe arrondissement de Paris. Un aller-retour express du nouveau passeur de Piacenza (en Italie) dans la ville de son premier club où il vient d'investir, aux côtés des entraîneurs Stéphane Antiga (candidat malheureux à la succession de Laurent Tillie à la tête des Bleus), Glenn Hoag (Canada), et de l'attaquant polonais Wilfredo Leon.

La médaille d'or vous accompagne toujours ?
Ça fait du bien de l'avoir sur soi. Je me déplace avec, et sinon elle est dans une boîte à côté de mon lit. J'ai encore des frissons quand je dis que je suis champion olympique (il sourit). C'est un titre qui reste à vie.

L'été qui vient de s'achever, avec des hauts (médaille de bronze en Ligue des nations et d'or aux JO) et un bas (élimination en huitièmes de l'Euro), est-il digéré ?
Je ne pense plus à l'Euro, on est juste humains. On était cuits et mentalement on n'y était plus. Digéré... On enchaîne tellement que j'en suis presque à en avoir marre du volley. J'exagère à peine. Il faut qu'on en discute avec les mecs de l'équipe de France et les autres équipes, qu'on fasse une action un peu globale, parce que tout le monde est d'accord pour dire que c'est trop. Le grand public a conscience de ce qu'on fait physiquement, mais pas forcément du fait qu'on est aussi loin de notre famille pendant des mois. Si c'est dur pour nous, ça l'est pour nos familles aussi. C'est à nous de prendre les choses en main. Je sais qu'il y a beaucoup d'argent en jeu pour la Fédération internationale, mais ils en sont à nous dégoûter de l'équipe nationale.

Pourquoi avoir investi dans le Paris Volley ?
C'est un club qui m'a beaucoup apporté, auquel je suis attaché, avec lequel j'ai vibré. C'est mon premier club pro, c'est la ville où j'ai rencontré ma femme et mes meilleurs amis. Le projet global m'a séduit par la direction prise au moment du rachat. Stéphane Antiga m'en parlait lorsqu'il m'entraînait en Pologne (à Varsovie, de 2017 à 2019), et il m'a convaincu il y a quelques mois.

L'aspect environnemental, engagement principal du club, vous a séduit ?
Ça fait longtemps que je me sens concerné, j'essaie d'adopter un mode de vie le plus écoresponsable possible. J'ai trouvé ça génial qu'un club prenne cette direction, ce n'est pas la solution de facilité.

Comment cela va-t-il se passer au quotidien ?
Au quotidien ça va être difficile car je ne suis pas présent, mais j'aurai un regard sur le développement sportif. S'il faut convaincre des joueurs de venir, je leur parlerai du club. Mon image a changé, même si ça me fait bizarre de dire ça, et les Jeux (de 2024) arrivent, c'est important.

Vous avez l'idée de revenir jouer à Paris ?
Pas tout de suite ! (il rit) Un jour j'aimerais bien, pour le moment, les ambitions du club à court terme ne sont pas compatibles avec les miennes, mais c'est le club dans lequel j'aimerais jouer quand je reviendrai en France.

Vous êtes désormais installé à Piacenza, votre nouveau club ?
Je suis installé, ça fait du bien de retrouver ma femme, car nous n'étions pas ensemble l'année dernière (à Saint-Pétersbourg). La ville est bien pour vivre, ça fait du bien d'être en Italie, on se croirait dans le sud de la France... On comprend la langue, le club est bien et ambitieux. Le championnat est monstrueux mais on va progresser.

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