Volley - JO (H) - Earvin Ngapeth, après la qualification de l'équipe de France en finale des JO de Tokyo : « On en a rêvé »

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L'équipe de France de volley-ball, comme son leader Earvin Ngapeth, mesure le travail accompli pour arriver en finale des Jeux Olympiques de Tokyo. Earvin Ngapeth, réceptionneur-attaquant de l'équipe de France, qualifiée pour la finale : « Le premier sentiment, c'est la fierté. Je suis super heureux parce qu'on est passés par toutes les émotions dans ce tournoi : éliminés, pas éliminés... Et arriver en plus avec ce groupe-là en finale des Jeux... Pour certains, ça fait quinze ans qu'on joue ensemble ! C'est super beau. On en a rêvé quand on était ensemble au centre national, en cadets... Aujourd'hui, on y est, on ne s'en rend pas encore trop compte. (à propos de son visage fermé pendant le match) En fait, j'ai très mal aux genoux, j'ai essayé de rester dans mon truc, et je me suis fait engueuler par Jenia (Grebennikov) pendant tout le match parce que je ne parlais pas. Mais il fallait que je reste concentré parce que j'avais vraiment mal. Jenia a pris le relais, Jean (Patry) aussi, Toinou (Antoine Brizard) met beaucoup de rythme. C'est bien aussi quand c'est comme ça, et dans moins de 48 heures, j'aurai du gaz. Nicolas Le Goff « Peu importe le résultat de samedi. C'est l'aboutissement de beaucoup de travail » Nicolas Le Goff, central : « J'ai eu du mal à y croire, quand la balle est tombée, j'ai vérifié le score pour être sûr. Maintenant, on a assuré une médaille, on la voulait pour Rio, mais avec l'échec qu'on a subi, on en a même pas parlé une seule fois. On confirme qu'on fait partie des grands. On a eu quelques faux pas sur les dernières compétitions, notamment sur les Jeux, les derniers championnats du monde, mais voilà, on a gagné quelques médailles et on confirme qu'on peut performer aux Jeux Olympiques. Et c'est la dernière (compétition) de ce staff-là aussi, ça va être le plus beau point final possible, peu importe le résultat de samedi. C'est l'aboutissement de beaucoup de travail. » Benjamin Toniutti, capitaine de l'équipe de France : « C'est une belle histoire, une belle soirée, mais ce n'est pas fini. On était presque dehors et on a eu ce petit déclic au premier match contre la Russie. On revient de loin, c'est la force du groupe. Une finale olympique, c'est un rêve de gamin. Une petite anecdote c'est qu'en 1996 pendant les Jeux d'Atlanta, j'étais au camping avec mes parents et j'avais regardé la finale Italie-Pays-Bas, une finale de fous. Et je suis là maintenant, pendant que ma famille est au camping... C'est peut-être un signe, en tout cas, c'est ce à quoi j'ai pensé aujourd'hui. Antoine Brizard, passeur : « Il va falloir essayer de jouer la finale à 100 %. Après, si on doit mourir, on va mourir les armes à la main et on va donner tout ce qu'on a dans le ventre. Ce n'était pas le plus beau match de volley aujourd'hui, mais on s'en fout. On est restés forts dans les moments importants, c'est tout ce qui compte. J'ai des frissons à chaque fois que j'en parle (de la finale). Déjà une demi-finale... Mais là, se dire qu'on va monter sur un podium olympique... » Jean Patry, pointu : « Ce match veut bien dire qu'il ne faut jamais rien lâcher. On a perdu contre l'Argentine au premier tour et on n'aurait pas dû, contre les USA on est passés à côté mais on a su se reprendre. On y a toujours cru, et c'est ce qui compte. » Kevin Tillie « Les Russes, on les connaît, c'est l'équipe la plus physique du monde. Trévor Clevenot, réceptionneur-attaquant : « L'expérience de Rio nous a apporté, parce qu'on a mal débuté et on s'est dit qu'on avait déjà connu ça. Il y a aussi ce grain de folie qu'il est important de garder, un petit reste de cette team Yavbou. C'est un plein d'expérience qui nous permet d'arriver en finale, mais c'est un parcours commencé il y a bien longtemps. » Kevin Tillie, réceptionneur-attaquant : « Les Russes, on les connaît, c'est l'équipe la plus physique du monde. Il faudra trouver les ressources pour faire un gros match, cela ne va pas être facile. On sort d'un match contre l'Argentine où l'on a eu beaucoup de pression, ce fut très compliqué pour retrouver notre jeu. C'est très stressant de jouer une demi finale comme celle-là. Car dans l'esprit, l'Argentine, c'est une équipe qu'on devait battre mais qui jouait hyper bien depuis le début. On l'a bien vu, on a fait beaucoup de fautes de service, on était crispé et malgré tout on est parvenu à trouver les ressources pour gagner le match. »

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