Volley - Ligue A - Comment les clubs de volley soignent leurs partenaires malgré la pandémie de Covid-19

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Le huis clos imposé par la situation sanitaire n'a pas permis aux clubs d'honorer tous leurs engagements envers leurs partenaires. Depuis la fin du championnat, ils leurs prêtent une attention particulière.

Au mois de juin, voire avant pour ceux qui ne disputent pas les play-offs, il n'y a pas que les transferts. C'est l'occasion, pour les clubs de volley, de renouveler leurs partenariats ou d'en nouer de nouveaux. Après des mois de huis clos, interdisant toute occupation des loges ou opération avec les sponsors lors des matches, il faut se creuser la tête pour rattraper le temps perdu et tenter d'offrir quelques compensations.

Épauler les clubs amateurs
Privé de matches depuis le 24 avril, le Paris volley a souhaité occuper le terrain en organisant une opération de soutien aux clubs amateurs franciliens, via ses sponsors. Le principe : des clubs de volley, basket, rugby... d'Île de France s'inscrivent sur la plateforme de « Jouons collectif », le nom de l'opération.

Leurs licenciés peuvent ainsi bénéficier d'offres promotionnelles des partenaires du Paris volley, qui reversent au club l'équivalent de chaque offre en cash. « Nous savons que les clubs amateurs ont des difficultés financières en ce moment, et nos partenaires manquent de visibilité, explique Julien Lavagne, chargé de développement au Paris volley. Il s'agit pour nous de garder tout le monde tout en faisant une belle action. »

S'appuyer sur sa nouvelle salle
À Chaumont, l'actualité est une aubaine : dans quelques semaines, les volleyeurs vont intégrer la Palestra, leur nouvelle salle. De quoi animer le « business club » du vice-champion de France, avec visite de la salle, et présentation du programme tarifaire des loges pour les partenaires actuels et éventuels, dont une majorité est issue du secteur du BTP. « On a la chance de pouvoir compenser le fait de ne pas avoir pu assister aux matches la saison dernière, avec des solutions publicitaires, des invitations, se réjouit Bruno Soirfeck, le président chaumontais. Nos partenaires ont pour la plupart joué le jeu cette saison, et ce sera une manière de les remercier. »

Organiser des événements festifs
La plupart des clubs ont rivalisé d'inventivité pour maintenir le lien avec leurs sponsors durant toute la saison. Vidéos sur les réseaux sociaux un peu partout, dégustation de vins et fromages en visio à Tours ou « mercredi transpi » à Nantes-Rezé (le mardi à Tourcoing) pour se rencontrer sur un terrain... « Certaines idées sont nées du premier confinement, et le huis clos nous a contraints à nous réinventer, juge Morgane Le Gall, responsable marketing et communication du club de Loire-Atlantique. Finalement, nous avons eu davantage de temps pour rencontrer les partenaires, sans pression. Ils n'ont peut-être pas eu ce qui était prévu, mais nous avons pu montrer que nous n'étions pas seulement là pour encaisser l'argent, que nous étions investis localement. »

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Le début de l'été et le déconfinement sont l'occasion d'organiser des tournois de beach volley. Comme à l'AS Cannes, qui tentera également de battre le record du plus long filet de volley du monde, sur la plage, en septembre, en donnant le nom de l'événement à l'un de ses partenaires. Le titre de champion de France aura coûté 40 000 euros au club, quand le budget partenaires se réduit de près de 20 %. Il est temps de chouchouter les financeurs.

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