Volley - Ligue A (H et F) - En Ligue A (H et F), ça joue mais...

L'Equipe.fr
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Après une journée entièrement reportée le week-end dernier, la Ligue A reprend ce samedi. Mais les clubs masculins demandent toujours une suspension du Championnat. La 8e journée de Ligue A chez les hommes, la 9e chez les femmes, a bien lieu ce week-end. Après une journée entièrement reportée le week-end dernier, et toujours des reports liés à la pandémie de Covid-19. Mais la multiplication des cas positifs, les difficultés de déplacement, et la pression des présidents des clubs de Ligue A masculine (LAM) rendent la poursuite du Championnat de plus en plus délicate. Six reports et un cluster Huit matches sur quatorze se joueront ce week-end en Ligue A, trois rencontres ayant été reportées pour chacun des Championnats. Chaumont a, en quelques jours, connu un déferlement de cas de Covid : 20 salariés sur 23 sont aujourd'hui touchés (joueurs, staff, administratifs...), ainsi que le président, sans compter les bénévoles et les officiels présents le soir du match face à Nice, le 31 octobre. Au point que le club a été déclaré comme cluster, et que toutes les personnes concernées ont été isolées pour 14 jours. « Il nous faudra ensuite présenter un test négatif, reprendre l'entraînement, et il ne sera pas possible de jouer immédiatement », déplore Bruno Soirfeck, le président de Chaumont, qui a déjà dû déclarer forfait pour son match aller de Coupe de la CEV, prévu mardi dernier. Nice et Poitiers comptent également des cas de Covid, comme Nantes, Terville-Florange et Saint-Raphaël chez les femmes. lire aussi Le point sur les reports Des déplacements compliqués Un avion avec trois heures de retard, et Cambrai qui vient chercher son adversaire à l'aéroport pour pouvoir disputer un match reporté : c'est l'aventure vécue par les Toulousains mercredi, en déplacement dans le Nord. Des aléas qui peuvent intervenir même en dehors de période de crise sanitaire, mais que les conditions actuelles ne font qu'exacerber. Joueurs et joueuses nourris « au sandwich triangle », au « panier-repas dans la chambre d'hôtel », ou potentiellement au fast food : les témoignages s'accumulent sur les difficultés pour les clubs à voyager dans des conditions acceptables pour des sportifs de haut niveau, pour lesquels la diététique et la récupération font partie du quotidien. Des acteurs en colère Si l'absence d'obligation de tests systématiques fait réagir - par exemple l'internationale de Pays d'Aix Venelles Myriam Kloster ou l'entraîneur de Saint-Raphaël Alexis Farjaudon dans Var Matin -, la décision de la Ligue nationale (LNV) de poursuivre le Championnat ne passe pas non plus du côté des présidents des clubs de LAM. Treize d'entre eux (le 14e, Alain Griguer, président de Nice, étant également président de la LNV) l'ont fait savoir par le biais d'un communiqué cette semaine, dans lequel ils demandent « la suspension provisoire du Championnat jusqu'au 1er décembre et le report des matches sur la période allant du 26 décembre au 17 janvier ». lire aussi Toute l'actu du volley Leur groupe de travail, constitué en mars dernier, s'est de nouveau réuni vendredi pour conclure au même constat. « La suspension du Championnat est une question économique, mais aussi de sécurité pour nos joueurs », explique Thierry Rose, le président de Nantes-Rezé. Les clubs demandent également de pouvoir produire et diffuser les matches de leur équipe, afin notamment de donner de la visibilité à leurs partenaires, en cette période de huis clos. La Ligue nationale, de son côté, estime suivre les consignes gouvernementales, en attendant de savoir si des compensations économiques permettraient de continuer à jouer à huis clos, et si les clubs pourraient être exonérés de charges patronales. À chaque journée qui passe, le Championnat français ne semble plus tenir qu'à un fil.