Volley - Ligue A (H) - Le libéro des Bleus Nicolas Rossard prend sa retraite

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À 31 ans, le libéro des Bleus Nicolas Rossard a choisi d'arrêter sa carrière après douze ans au plus haut niveau. En toute discrétion. Son départ, sans tambour ni trompette, lui ressemble tant. À l'issue de la saison dernière, Nicolas Rossard a choisi de quitter le monde du volley pro, sans le dire, après une seconde saison avec Tours. À seulement 31 ans et après 12 saisons au plus haut niveau, mû par le désir de basculer dans une nouvelle vie auprès de sa compagne, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) où il retape leur logement au quotidien, récemment acheté. « Je n'allais pas annoncer que je m'arrêtais. Pour quoi faire ? Je dois tout au volley, qui est ma passion, et dont j'ai fait mon premier métier par hasard parce que les choses se sont enchaînées ainsi. Je vais enfin pouvoir commencer à travailler vraiment », rigole-t-il, pas mécontent d'avoir pris pas mal de monde à contre-pied, lui le spécialiste de la défense et de la réception. Nicolas Rossard « Les voir triompher aux Jeux à Tokyo m'a redonné envie de jouer sur le moment. Mais c'est vraiment fini. Il faut savoir passer à autre chose » Arrivé au Centre national (2007-2009) quelques années seulement après ses débuts sous le filet - « gamin, j'étais un mordu de foot et de tennis » - il s'installe rapidement à Toulouse dont il devient le patron défensif pendant quatre ans. Trois années à Sète, une finale perdue de Championnat en 2016, un retour bref aux Spacer's, une aventure à Paris, une autre à Berlin - « dans une atmosphère extraordinaire » - et puis deux années, pas toujours simples, à Tours, pour prendre la suite de l'emblématique Hubert Henno, devenu entraîneur. Une carrière dont il a apprécié chaque moment, menant en parallèle des études à l'INSA (institut national des sciences appliquées) sur l'intelligence artificielle. Une tête, qui a souvent compensé un physique « normal » pour le haut niveau (1,83 m, 70 kg) pour lire les trajectoires des ballons et qui parle toujours des Bleus en disant « ils » comme si lui ne comptait pas 75 sélections en équipe de France et deux succès, l'Euro 2015 et la Ligue mondiale 2017, en doublure de luxe du phénomène Jenia Grebennikov. « Je n'ai absolument aucun regret, assure le cousin de Thibault Rossard. Les voir triompher aux Jeux à Tokyo m'a redonné envie de jouer sur le moment. Mais c'est vraiment fini. Il faut savoir passer à autre chose. Je garde plein de souvenirs forts, comme la victoire à l'Euro juniors (2008) mais je n'ai aucune nostalgie. Le volley, pour moi, c'est fini. » Et c'est écrit. lire aussi Toute l'actu du volley-ball

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