Volley - Ligue A (H) - Ligue A (H) : les clubs appellent à une saison blanche

L'Equipe.fr
L’Equipe

Mardi, treize des quatorze présidents de Ligue A ont appelé à l'annulation complète du Championnat en raison de la crise du coronavirus. Le Championnat de France masculin de volley va-t-il lui aussi s'achever sur une saison blanche en raison de la crise sanitaire du coronavirus ? C'est en tout cas le souhait de treize des quatorze clubs de Ligue A, qui ont appelé mardi à l'annulation complète de la saison. Ligue A (H) : le classement après la 24e journée « Devant le développement exponentiel de l'épidémie de Covid-19 qui prive le pays et le volley-ball professionnel de toute visibilité à moyen terme, les présidents des clubs de Ligue A masculine se sont réunis en urgence ce lundi, écrivent les dirigeants dans un communiqué. Conscients de leurs responsabilités humaines, sanitaires et citoyennes, ils demandent à l'unanimité que le comité directeur de la LNV décide ce jeudi 19 mars 2020 de l'arrêt définitif du Championnat de France 2019-2020. Ils ont convenu que le titre de champion de France ne serait pas attribué cette saison. » Seul le président de Nice, Alain Griguer, n'a pas signé le texte, sans que cela ne signifie un désaccord de sa part : c'est dû à sa double casquette, lui qui est également le président de la Ligue nationale de volley. Il n'y aurait donc pas d'attribution de titre, à l'image de ce qui a été décidé mardi en Ligue Magnus en hockey sur glace. Les places en Coupes d'Europe seraient attribuées en fonction du classement arrêté aujourd'hui, à l'issue de la 24e journée de la saison régulière : Tours (1er) en Ligue des champions, Montpellier (2e) et Rennes (3e) en Coupe de la CEV (C2), Chaumont (4e) et Nantes-Rezé (5e) en Challenge Cup (C3).
En revanche, une grande majorité des clubs, 9 sur les 13, se disent favorables à une montée et une descente. En l'état actuel, Nice se verrait donc relégué en Ligue B tandis que Cambrai, leader de la deuxième division, se verrait offrir la première accession en élite de son histoire. La décision reste entre les mains du comité directeur de la Ligue. Mais il y a peu de chance qu'il s'oppose à une telle unanimité des clubs de l'élite. Ces derniers ont un certain mérite à être parvenus à s'entendre au vu du classement extrêmement serré en tête (il n'y a que deux points d'écart entre le premier et le troisième) et des grandes tensions entre Rennes et ses rivaux au sujet d'irrégularités financières commises par le club breton. Selon toute vraisemblance, il n'y aura donc pas de champion de France masculin de volley 2020, pour la première fois depuis 1944. Mais à moins d'une hypothétique reprise de la compétition, il semblait difficilement envisageable d'attribuer le titre alors que les play-offs n'avaient pas été entamés et que la saison régulière n'était même pas achevée.

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi