VTT - CM (F) - descente - « Gagner la Coupe du monde aussi tôt dans ma carrière, c'est dingue », apprécie Marine Cabirou

L'Equipe.fr
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Victorieuse de la Coupe du monde 2020 de VTT descente à 23 ans, la Française Marine Cabirou revient sur cette année particulière et cet ultime succès à Lousã, au Portugal, qui lui offre le sacre mondial devant sa compatriote et idole d'enfance, Myriam Nicole, championne du monde 2019.

« Vous vous attendiez à gagner la Coupe du monde aussi tôt dans votre carrière (à 23 ans) ?
J'ai toujours un peu de mal à réaliser, mais petit à petit, à force de lire les messages, je commence à réaliser. C'est clair qu'après ma deuxième place de l'an dernier, c'était mon objectif. Gagner le général, c'est l'objectif ultime de tout le monde. Le gagner aussi tôt, c'est dingue.

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Tout s'est joué sur la dernière course dimanche, où vous avez pris des risques...
Je savais avant la dernière course que si je voulais gagner le général, il fallait que je gagne (Myriam Nicole, qui est devenue leader sur l'avant-dernière course, avait 50 points d'avance au général). Donc c'est une petite pression supplémentaire. Mais j'ai essayé de ne pas penser au général et de me concentrer sur la course. Au final, ça a marché. Je savais que je n'avais rien à perdre, je tentais le tout pour le tout. Il fallait être là, agressive sur le vélo sans trop pousser pour ne pas aller à la faute. Ce n'était pas si évident d'être deuxième car je n'avais pas le droit à l'erreur. La pression était là, le titre se jouait entre Myriam et moi.

Myriam Nicole a remporté le titre en 2017. C'est quelqu'un que vous admiriez quand vous étiez chez les juniors ?
Quand j'étais plus jeune, Myriam faisait partie de mes idoles. J'ai toujours suivi Pompom (son surnom) depuis que je suis toute petite. J'ai la chance de rouler avec elle depuis quatre ou cinq ans, on est devenues bonnes copines. Et là, se battre avec elle pour le titre, c'est super.

En plus, vous avez eu une année compliquée entre le confinement, le report des compétitions, votre blessure et le Covid-19 en préparation et votre chute aux Championnats du monde... est-ce que ça a plus de saveur de gagner après tout ça ?
Oui. Au début de ma saison 2020, avec tout ce qui m'est arrivé, je me suis dit que je n'avais rien à perdre. Le soir des Mondiaux, c'est clair qu'on était tous un peu déçus de cette course qui était vraiment aléatoire. Ce n'est pas la course qui va marquer mes souvenirs, mais j'ai essayé de tourner la page. Et je suis encore jeune. Pour la Coupe du monde, j'y suis allée un peu comme ça, en me faisant plaisir. Au final, ça a marché et ça fait encore plus plaisir.

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Vous pensez à la saison prochaine ?
Oui, une petite coupure avant, je vais reprendre les cours (elle fait un master en marketing, en correspondance). Puis réattaquer l'entraînement d'ici quelques semaines. Après avoir gagné le général de la Coupe du monde, forcément je veux faire mieux la saison d'après pour le garder. Ça motive une saison pareille.

C'était votre rêve de gagner la Coupe du monde. Qu'est-ce qu'il y a après dans votre liste ?
Le renouveler, je pense que ça va être encore plus dur. Donc c'est le nouvel objectif. Et le maillot de championne du monde fait rêver. »